Masque futile

Non je ne saisis pas. Je ne vois pas le ciel. La transitivité ne trouve pas à s’imposer. Tout ce qu’on me propose n’est qu’un masque futile dont je n’ai pas besoin.

D'inédits éclairages

Je sais bien que cela devrait me sembler ridicule, mais malgré moi je suis touché, même un peu remué. J’y vois des parallèles et des réminiscences, d’inédits éclairages, presque des prises de conscience. Ce n’est pas important, mais c’est un peu gênant. Je me demande où tout ça va encore m’emmener. Là où j’ai décidé ? Peut-être, mais dans quel état ? Si c’est pour perdre en chemin tout ce à quoi je tiens, je ne suis pas certain que ça en vaut la peine.


Un peu plat

Je ne suis pas gonflé. Je suis même un peu plat. Je glisse et je m’ondule, mais je ne m’enfle pas. Jamais je n’ai été d’une telle modestie ! Et je dis ça sans rire, sinon je vais encore y perdre mon dentier.
Parfois c’est un peu gras, aussi, sur le côté. Mais je n’y suis pour rien. Je ne fais que citer ce que l’on m’a confié. Je ne peux pas toujours raconter le sublime. Pour le coup j’aurais l’air d’une vraie montgolfière.

Des bruits de pas dans le désert

Ça ne fait pas de doute, mais cela fait peut-être autre chose de pire. Mais j’admets qu’il serait un peu cruel d’en rire. Aussi je me contiens, je regarde derrière, je m’extasie devant des bruits de pas dans le désert.
Je repousse le drame du bout de ma godasse. Je n’ai pas encore dit que j’allais obéir. J’ai juste fait comme si je me reconnaissais. Ce que j’en ai pensé ne s’est pas échappé.
J’aime la sensation de la décrépitude. L’instant adolescent où l’on se regarde, avant de se frotter très gentiment le nez. Où les extrêmes se détendent, avant de se glisser au sein du moule proposé.