C'est tronqué, c'est tranché, ce n'est qu'une partie de la réalité. Car on ne voit pas tout, il y a encore des trous, des impasses logiques. Et ce qui est caché n'est pas forcément vrai. On se ment à soi-même, on joue la comédie. Et qu'importe après tout qu'il y ait des coupables ? Cela ne sert à rien, de se poser en juge. L'erreur était stupide, et ce qui a suivi était mille fois pire. Si disproportionné que cela prête à rire. Les conséquences furent assez catastrophiques, et on n'a pas fini de se les coltiner... Mais à quoi bon chercher une façon de se venger ? Le mal est fait, et ce qu'il faut c'est en trouver la cause, ne pas se contenter d'invoquer la fatalité ou la malignité.
Et surtout l'amitié
Maintenant ça suffit. Il faut réordonner ce qui est dérangé. La blague était très bonne, mais elle est épuisée. On se racontera ce qu'on a oublié, et puis on tâchera de tout recommencer. Et surtout l'amitié. Et cette douce ambiance de détresse candide. Et la sourde terreur qui a tout abîmé.
Un siècle d'ivresse
C'est un peu ridicule, mais pas du tout méchant. C'est un siècle d'ivresse qui s'effondre en silence, et je ne peux rien faire pour me tirer de là, pour dire ça suffit, pour sauver ce qui reste.
Un cul de basse-fosse
Non seulement je ne sais pas ce qu'il faut que je fasse, mais je suis fatigué à force d'y penser. Tout me semble conçu pour me décourager. Et ça marche, bien sûr. Ce n'est plus une impasse, c'est un cul de basse-fosse, c'est carrément les oubliettes !
Ce que je cherche à faire me paraît vénérable, et pourtant on me dit que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Et tout ça est tranché, aucune hésitation. Je parle d'opinions communément admises, d'avis autorisés, de règles de conduite raisonnables et inévitables. Il ne faut pas aller par là. Même si ce n'est pas formellement interdit, c'est fortement déconseillé. Tant même qu'on est certain de n'y trouver aucun soutien, aucun secours.
Ce que je cherche à faire me paraît vénérable, et pourtant on me dit que c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire. Et tout ça est tranché, aucune hésitation. Je parle d'opinions communément admises, d'avis autorisés, de règles de conduite raisonnables et inévitables. Il ne faut pas aller par là. Même si ce n'est pas formellement interdit, c'est fortement déconseillé. Tant même qu'on est certain de n'y trouver aucun soutien, aucun secours.
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