J'avais le droit de dire que je ne savais pas, que je ne l'aimais pas, que je voulais mourir pour un autre de ses sourires... Elle avait mon amour, mon désir, et ma joie. Même si je savais qu'elle n'en voulait pas.
Du gras
C'était comique et dérisoire, ça ne méritait pas qu'on en fasse grand cas. Il y avait du gras, disait-on, et pourtant on était obligé de vider son assiette avant de se lever... Et ce n'était pas là le plus grand désespoir. Ce n'était que le moindre, il y avait bien pire. En somme il ne fallait pas se solidifier plus loin que la limite, et elle était très proche. Je ne sais pas pourquoi tout était interdit, mais ça se montrait tel, et ne changeait jamais. Même des dérisions permettant d'évacuer le stress accumulé étaient jugées intolérables. Alors la liberté de jouir et d'aimer, il ne fallait pas y compter ! C'était tranché serré, au plus près du sujet. Aucun moyen de dire qu'on allait s'en sortir.
Un bout de souvenir
Ça me fait drôle d'y penser, alors que je sais bien que ça n'existe pas. Et cependant ce n'est pas là tout à fait par hasard. Il y a quelque chose qui m'a fait y penser. Pas forcément une raison, c'est sans doute plus flou. Juste une analogie, un bout de souvenir égaré au milieu des plates contingences.
Ce qui me trouble le plus, c'est l'impression que depuis quelques temps il y a une accumulation de sentiments plaisants et très inhabituels... Comme si quelque chose me parlait du dehors, d'au-delà de mes murs. Non seulement ceux que je me suis bâtis pour ne pas trop souffrir, mais ceux contre lesquels je me cogne la tête en vain, ceux qu'on m'a imposés et dont je me plains si souvent.
Ce qui me trouble le plus, c'est l'impression que depuis quelques temps il y a une accumulation de sentiments plaisants et très inhabituels... Comme si quelque chose me parlait du dehors, d'au-delà de mes murs. Non seulement ceux que je me suis bâtis pour ne pas trop souffrir, mais ceux contre lesquels je me cogne la tête en vain, ceux qu'on m'a imposés et dont je me plains si souvent.
Des vraies bontés du cœur
Ce n'est pas une image, ni même un souvenir. C'est la réalité qui se présente là, qui me dit des douceurs, des vraies bontés du cœur. Et si je la connais, si je lui dis je t'aime en osant espérer que cela n'est pas vrai, c'est qu'entre nous demeure cette sotte barrière, cette séparation, comme si nous vivions dans deux mondes distincts. Et d'ailleurs rien ne dit que ce n'est pas le cas.
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