C'est un peu ridicule de dire je me souviens et de ne pas savoir ce dont on se souvient. Et pourtant la mémoire est sans cesse présente, et prend beaucoup de place. Chaque événement entraîne inévitablement son lot de réminiscences. Il y a même un bon paquet de souvenirs qui mériteraient d'être appelés obsessions, tant ils s'adaptent facilement à toutes sortes de situations pour parvenir à imposer leur grille de lecture, comme si le monde en dehors d'eux ne pouvait exister, n'en avait pas le droit.
Généalogique
Gêné par la logique et la chute des corps. Gêné par le désir de ne plus se savoir, d'oublier ses parents et ses antécédents, de ne faire de l'histoire que pour mieux l'effacer, la relativiser, lui faire perdre le fil qu'on est toujours tenté d'imaginer sacré. Parce que c'est facile, parce que ça ressemble à de la modestie. Cette façon de dire je ne suis qu'un maillon d'une chaîne infinie. Pour donner à penser que ce qu'on fait n'est pas de soi, que ce qu'on a n'est pas à soi, que ce qu'on veut n'est pas caprice mais nécessité... Enfin des fariboles de morale scolaire.
Et pourtant cette histoire elle est ancrée sévère, elle parle sans arrêt, il ne faut pas rêver lui faire lâcher prise. La généalogie est plutôt infantile, mais justement l'enfance est sans cesse présente, le carcan qu'elle impose, et les mille questions pour lesquelles jusqu'ici on n'a pas su trouver de réponses valables.
Et puis il y a aussi les tresses historiques qu'on devine parfois, auxquelles on est tenté de mélanger son fil. Pour lesquelles on est sûr d'avoir son mot à dire. Des histoires dans lesquelles on voudrait s'illustrer, un de ceux que la gloire ne saurait ignorer.
Enfin quoi vanité et folle prétention. Pas de quoi s'inquiéter : ça ne fait que passer. Comme tout le reste hélas.
Et pourtant cette histoire elle est ancrée sévère, elle parle sans arrêt, il ne faut pas rêver lui faire lâcher prise. La généalogie est plutôt infantile, mais justement l'enfance est sans cesse présente, le carcan qu'elle impose, et les mille questions pour lesquelles jusqu'ici on n'a pas su trouver de réponses valables.
Et puis il y a aussi les tresses historiques qu'on devine parfois, auxquelles on est tenté de mélanger son fil. Pour lesquelles on est sûr d'avoir son mot à dire. Des histoires dans lesquelles on voudrait s'illustrer, un de ceux que la gloire ne saurait ignorer.
Enfin quoi vanité et folle prétention. Pas de quoi s'inquiéter : ça ne fait que passer. Comme tout le reste hélas.
Inscription à :
Articles (Atom)