De toute éternité

Je ne suis pas encore tout à fait convaincu.
Ça s'échappe aussitôt que j'essaie d'y penser.
Il faudrait justifier, il faudrait expliquer...
Pas seulement montrer comment ça s'est passé.
Quoique.
Ce qui est sûr c'est que le titre est déjà tout trouvé.
Cette impression d'avoir été berné de toute éternité...
Et surtout le dépit d'avoir souvent été incompris, mal aimé.
Même si c'est commun il n'y a rien à faire pour s'y habituer.
On se juge coupable, ou du moins responsable, mais ça ne donne pas les moyens d'espérer, de trouver l'énergie pour continuer à essayer de lutter contre l'adversité.

Crâne farci

Ce n'est pas du jambon, ce n'est pas de la haine. C'est le crâne farci de dérives malsaines, et l'envie de savoir comment y échapper.

Engourdissement

Le bilan reste à faire, mais je ne suis pas sûr qu'il soit si positif que je me l'imagine. Surtout m'inquiète cette lourdeur, cet engourdissement, cette envie de céder la place et d'oublier. Je veux crâner encore, mais je n'aime pas ça. Je reste dépité, embarrassé du temps, et de tout ce paquet de rêves inutiles. Je n'ai pas de rancune, mais je reste déçu que tout cela n'ait pas trouvé à davantage s'exprimer et se concrétiser.

En papier découpé

Si ce n'est que du froid, je m'en mets plein les doigts, je repars au combat, et je ne m'en fais pas. Si c'est de la connerie, je la traite comme telle : je l'écarte du pied et je passe à côté. Que l'on prenne le temps de la photographier afin de l'archiver pour éventuelle étude, pourquoi pas. Mais pas qu'on s'y attarde, ni qu'on en reste fasciné. Les formes de connerie sont diverses et variées, et chacune défend sa légitimité. Il y a mieux à faire qu'à les répertorier. Quant aux bons sentiments, il ne faut point en abuser. À part une auréole en papier découpé, il n'y a rien à gagner à se laisser maltraiter. Même si celui (ou celle, d'ailleurs) qui nous maltraite a quelques qualités qui nous semblent enviables

Ce qui pourrait faire peur

Parce que ça me plaît. Parce qu'il n'y a rien qui en fasse un mystère. Parce que c'est évident, que ça coule de source, que cela fait du bien, que c'est rafraîchissant, reposant. Que ça n'exige rien, du moins rien d'impossible, d'extravagant, d'inconvenant. Que c'est plus simple, plus facile, aimable, caressant. Et qu'au-delà il n'y a pas de combines malsaines, de stratégies trop compliquées, ni d'attrait du danger. Parce que le bonheur mérite qu'on écarte ce qui pourrait faire peur. Et qu'à la vérité ça n'a pas d'importance. Ça ne mérite pas de tant s'y attarder.