Je ne veux pas penser que c’est définitif. Je ne veux pas penser que le silence austère va reprendre la place que je lui ai volée. Je ne veux pas penser que la dérision lente aura raison de moi. Même si évidemment tout semble me le dire.
Qu’importe qu’il me reste la possibilité de me reprocher de n’avoir pas osé, d’avoir douté, d’avoir d’abord cherché à me calmer ? Au final il faudra retrouver la douleur silencieuse et froide.
Ce n’est pas tellement d’être si méprisé qui me pose problème, mais d’être si désespéré. Comment faire avancer une histoire qui n’a pas la moindre chance d’exister ?
Alors que faut-il faire ? Le monde autour de moi est toujours aussi morne. Entre les fous furieux s’imaginant lucides, et les petits malins ravis de leur bêtise, je n’ai aucune envie de me choisir un camp. Plus le temps passe et plus je m’indiffère du piteux résultat des affaires humaines. Quant à me satisfaire de la médiocrité ambiante, c’est trop me demander.
Je ne veux pas me plaindre, ça ne m’intéresse pas. Je veux juste évacuer des pensées malaisées. Au fond je suis certain que le sort qui m’est réservé n’est pas injustifié. Même si je ne vois pas où ça va me mener. Même si de temps en temps j’aperçois un chemin que j’aurais aimé prendre si j’avais eu le choix.
Qu’importe qu’il me reste la possibilité de me reprocher de n’avoir pas osé, d’avoir douté, d’avoir d’abord cherché à me calmer ? Au final il faudra retrouver la douleur silencieuse et froide.
Ce n’est pas tellement d’être si méprisé qui me pose problème, mais d’être si désespéré. Comment faire avancer une histoire qui n’a pas la moindre chance d’exister ?
Alors que faut-il faire ? Le monde autour de moi est toujours aussi morne. Entre les fous furieux s’imaginant lucides, et les petits malins ravis de leur bêtise, je n’ai aucune envie de me choisir un camp. Plus le temps passe et plus je m’indiffère du piteux résultat des affaires humaines. Quant à me satisfaire de la médiocrité ambiante, c’est trop me demander.
Je ne veux pas me plaindre, ça ne m’intéresse pas. Je veux juste évacuer des pensées malaisées. Au fond je suis certain que le sort qui m’est réservé n’est pas injustifié. Même si je ne vois pas où ça va me mener. Même si de temps en temps j’aperçois un chemin que j’aurais aimé prendre si j’avais eu le choix.
C’était charmant et envoûtant. C’était tout à la fois si proche et si lointain. C’était comme un parfum d’impossible avenir.
C’était.
C’était.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire