Des insinuations assez désagréables

Néanmoins tout cela paraît un peu comique. Les « j’y vais, j’y vais pas », les grossières combines… On sent qu’il y a là un drame qui se joue, mais on ne comprend pas pourquoi il est si lent. C’est colossal, gigantesque. Cela absorbe tout, et ne le rend jamais. Un trou noir, c’est certain, ou un aspirateur vraiment très efficace. Comme si on en avait vraiment très gros sur la patate.
C’est de la poudre aux yeux, mais ça semble sérieux. Ça vient de l’amertume, ou ça la constitue ? Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas faire semblant de l’ignorer. Il y a trop de charmes impossibles à vaincre. Des restructurations impensables, inusitées. Et pourtant on est prêt à montrer son derrière pour se faire enculer ?
Le rôle est là, on l’a déjà, et pourtant on ne peut pas décider de le montrer ? Cela paraît bizarre, et pour le moins suspect. C’est quoi ? De la méfiance ? Du crime organisé ? Quelle clé faut-il trouver pour mettre le moteur en marche ?
Je ne crois pas qu’il faille abuser du mépris. Le rôle est là, peut-être, mais il y a des détails qui paraissent clocher. Des insinuations assez désagréables. Pour le reste, vraiment, ce n’est pas raisonnable ! Mais c’est si bon d’être si con ? Disons que l’on voudrait au moins être sincère ? Une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal…
Mais c’est très délicat. Il y a des milliers de susceptibilités qui veulent s’exprimer… On voudrait que ce soit absolument parfait. Mettre le maximum de chances de son côté. Que ça fonctionne à tous les coups, sans jamais se tromper. Vérifier s’il n’y a plus rien à modifier.
Ouais, bon. C’est peut-être assez grand pour faire une maison, mais on ne peut pas dire qu’elle soit confortable. De temps en temps, être brutal, ça ne fait pas de mal.
On voit que les désirs demeurent associés à la réalité. Et c’est plutôt encourageant, non ? Ça permet d’espérer qu’il y aura des débouchés.
On nous fait des misères pour des verres de bière que l’on a refusés… Mieux vaut se contenter de chasser les soucis et de dire merci. On voit bien qu’il n’y a aucun moyen de négocier. Il n’y a rien à nettoyer, rien qui vaille la peine de le considérer. On fait ce qu’on a dit, on garde le sourire, et puis on continue sans se préoccuper du mauvais caractère de nos colocataires. Même si c’est une erreur, ça vaut bien mieux que ne rien faire, non ?
Ce n’est pas encore ça, mais cela va venir. On ne peut en douter. Une fois éliminées les quelques tentations qui nous font des prisons, on y verra plus clair.

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