Avant d’être blessé

C’est vrai que je n’ai pas le droit de plaisanter, que je devrais plutôt me voiler de ma honte, ne pas te regarder, oser lever les yeux sur toi…

Je veux dire, j’aime ça, j’adore le désordre que tu crées en moi, ce bouleversement sans rime ni raison, cette terreur abjecte, cette panique affreuse qui me parle d’ivresse et de félicité… Mais ceci dit il n’y a pas moyen d’avancer, rien que je puisse faire qui pourrait modifier cette situation, donc…

Mais je n’ai pas non plus envie de me morfondre, envie de regretter de n’avoir pas osé. Juste envie de simplicité, de naturel et de gentillesse, qu’il y ait des sourires et des paroles tendres, et même davantage… Envie que tout soit comme on pourrait en rêver. Là c’est trop compliqué, trop limite tendance, trop difficile à espérer. Je préfère dire non avant d’être blessé.

Mais c’est fou tout de même la vitesse à laquelle tout ça est arrivé. Je t’ai vue, tu m’as plu, et soudain, et soudain… j’ai été fasciné, ému et emporté.
Difficile de prétendre que rien ne s’est passé. Toi tu le fais peut-être, mais moi je ne peux pas.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire