Et puis lorsque j’y pense, ça me paraît bizarre, illogique, malsain… Pas de quoi pavoiser, ni se faire confiance en toute circonstance. Et pourtant le besoin, la folie, c’est cela, je le reconnais bien, je ne me trompe pas. Alors que faut-il faire ? Y a-t-il moyen d’en faire une histoire ordinaire ?
Ceci sans même réfléchir aux empêchements et conséquences, car c’est une autre histoire, ce n’est pas le sujet.
De toute façon je vois que je me fais plaisir à rêver à propos de choses impossibles, tellement improbables qu’il n’y a pas du tout de quoi s’en inquiéter…
Et puis quoi ? La question ce n’est pas ce qui va arriver, mais de quelle façon ça peut se débloquer. Tout le reste vraiment c’est de la poudre aux yeux, ça n’a rien de concret, et ça n’a aucune chance de se concrétiser tant que tout est bloqué. En conséquence la question c’est comment faire souffler un vent de liberté sous ce masque d’acier et le faire tomber.
En vérité le nœud qu’il s’agit de défaire n’est pas si serré, mais il est là depuis si longtemps qu’on le croit éternel. Il faut beaucoup se tortiller pour réussir à croire qu’on pourrait s’en passer. Il est là, sous-jacent, mais ne se montre pas. Simplement il restreint les possibilités. Oh ! rien n’est interdit… mais du fait du discours placé en arrière-plan, tout paraît difficile, impossible, nuisible.
Et quand on en est là tenter de continuer est une perte de temps. L’édifice est miné, il ne tiendra jamais debout. Il y aura toujours des choses plus concrètes à faire. Et petit à petit on saura que l’espoir, le rêve et le désir étaient pures folies, et même pire : sottises.
Alors comprenez-moi. Il est plaisant de croire que tout cela s’écroule, même en sachant qu’il vaudrait mieux ne pas trop y compter.
Une perte de temps
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire