Aux abords de soi-même

Il y a tellement de choses à défendre qu’il vaut mieux tout de suite renoncer à le faire — une vie n’y suffirait pas. Et de toute façon où serait l’intérêt ? À moins évidemment que l’on y soit contraint… Que ce choix-là n’existe pas…
J’aime la variété des plaisirs associés. Et puis la vanité de se le répéter jusqu’à satiété. L’oubli des règles proposées, et la dilatation jusqu’à l’extrémité. La pratique nocturne de la poésie et le vagabondage aux abords de soi-même.
À quoi bon instaurer une autre liberté ? Celle-ci me suffit, me convient tout à fait. Ne reste qu’à tracer mon chemin vers le rien. Et au passage dire que j’avais des désirs et des projets inouïs, de quoi faire partie du cercle très fermé des mémorables institués… Et même davantage, pour ce que j’en connais.
Heureusement je n’ai jamais eu le courage d’aller plus loin que ça ? En quelque sorte, oui. Ou alors le contraire.

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