En fin de compte rien ne pourrait justifier, donc il est inutile de se défigurer. Ça s’est passé ainsi, de dérives en colères, d’amours trahies en déceptions, de rêves de grandeur en tricheries mesquines. Je ne sais plus vraiment ce que j’ai désiré — la liberté peut-être, ou bien la vérité… Ou bien l’accomplissement de quelque rêve idiot, tellement décalé que chaque pas pour le rejoindre semblait m’en éloigner. Évidemment c’est insensé, ce n’est pas raisonnable. Mais cela fut conçu au sein d’un si profond chaos qu’on ne peut s’étonner du résultat catastrophique qui en est résulté. Cela fut trop brutal, trop sec et sans espoir, trop figé en des drames imposant la stupeur quand il aurait fallu de douces ouvertures, des caresses mentales installant la clémence, et des occasions de se parler d’amour et de se pardonner les violences passées.
Enfin bon c’est ainsi. On ne va pas pleurer mille ans sans s’arrêter. Mieux vaut se consacrer à tout ce qui pourrait permettre d’avancer.
Au sein d’un si profond chaos
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