Sincérité

Depuis le temps j’étais blasé des délires baveux où il se complaisait. J’avais pris l’habitude de ne pas m’inquiéter de ses excès verbaux. J’en étais arrivé à la conclusion qu’il était incapable de faire les choses simplement. C’était plus fort que lui, il fallait qu’il ménage des effets dramatiques d’un incroyable ringardise… Et il avait le front d’appeler ça « sincérité » ! Il fallait pour le côtoyer une grande patience, et une politesse frisant l’hypocrisie. Il ne supportait pas que l’on ait un avis, même s’il s’agissait du même que le sien.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire