Ça ne m’intéresse pas de souffrir en silence. Je ne vois pas pourquoi je suis censé le faire.
Ceci dit il n’y a pas moyen d’échapper à cette cruauté. Je suis là pour servir et ne jamais gémir, là pour dire les mensonges qu’on attend que je dise. Dire que la bonté est sans doute un péché. Que le mépris est légitime et l’égoïsme une vertu. Et que la vérité doit être piétinée. Car il paraît n’est-ce pas que chacun a la sienne… Ce qui est bien pratique pour justifier toutes les saloperies. Il suffit de fermer, de ne plus discuter, et le tour est joué. Pas besoin de chercher où est la vérité. La faire taire quand elle ose se manifester est suffisant, en somme. Ça évite d’avoir trop de questions à se poser. Et le témoin n’a plus qu’à aller s’enterrer. On ne l’a pas sonné.
Ceci dit il n’y a pas moyen d’échapper à cette cruauté. Je suis là pour servir et ne jamais gémir, là pour dire les mensonges qu’on attend que je dise. Dire que la bonté est sans doute un péché. Que le mépris est légitime et l’égoïsme une vertu. Et que la vérité doit être piétinée. Car il paraît n’est-ce pas que chacun a la sienne… Ce qui est bien pratique pour justifier toutes les saloperies. Il suffit de fermer, de ne plus discuter, et le tour est joué. Pas besoin de chercher où est la vérité. La faire taire quand elle ose se manifester est suffisant, en somme. Ça évite d’avoir trop de questions à se poser. Et le témoin n’a plus qu’à aller s’enterrer. On ne l’a pas sonné.
Tant de perversité et de médiocrité vont bien finir par m’achever. À la longue n’est-ce pas, la résistance s’use… Je n’ai plus la santé pour ces stupidités. Ma colère s’épuise et ma bonté s’enfuit. Après tout il paraît que je suis le méchant de cette fable malhonnête, lors pourquoi contester ? Inutile d’essayer de prouver le contraire. Il est clair que tout ça est prédéterminé. Quoi que je dise, quoi que je fasse, il est clair que je n’aurai jamais le dernier mot, que le droit ne sera jamais de mon côté, que l’issue ne sera jamais en ma faveur. Croire que je peux m’en tirer sans être totalement déshonoré est pure folie. Puisqu’il est décidé que je suis le mauvais, je ne pourrai pas m’en tirer avant que cette « évidence » soit démontrée. J’aurai beau m’efforcer d’échapper à ce rôle je n’y arriverai pas.
C’est marrant je n’ai plus du tout envie d’en rire. Je commence à penser que je vais en pleurer sans pouvoir m’arrêter. Qu’après tout si je n’ai aucun moyen d’y échapper autant ne plus tenter de cacher ma douleur. Qu’au moins cela me soit une dernière résistance, que l’honneur ne soit pas totalement perdu.
Oui, bon. C’est plutôt mal barré, mais ce n’est pas une raison pour déjà renoncer. Tout semble contre moi, mais je peux réfléchir sans cesser de mourir. Et pourquoi pas détruire qui cherche à me détruire.
Non ce n’est pas de bonne guerre. D’ailleurs la guerre ce n’est pas fait pour être bon. C’est là pour déchirer, tuer, assassiner. Pour empêcher le mal de briser la barrière. Pour l’obliger à reculer, à renoncer, à oublier ses ambitions savamment calculées.
Eh oui, c’est comme ça qu’on se laisse entraîner, et pour tout dire manipuler. On devient le bourreau, celui que tout condamne… Et alors là, pour en sortir, il ne faut pas rêver ! Quoi qu’on puisse tenter ça ne sera jamais assez.
Maudits rapports de force. Si aisés à prévoir, si difficiles à arrêter. Puisqu’en somme il n’y a pas moyen de prouver qu’on est du bon côté. Ce même en s’efforçant de ne rien demander, de ne rien imposer, et d’accepter le maximum et même davantage… Le bon sera toujours jugé faible, lâche, suspect, pas assez égoïste, et sans doute rusé. Et si malgré tout il réussit à dire ses valeurs, le pourquoi du comment il se comporte ainsi, pourquoi il est certain de ne pas se tromper, alors il lui sera reproché de chercher à les imposer, et puis sera piqué de tous côtés, jusqu’à ce que soit prouvée sa fondamentale intolérance… Et que pourra-t-il faire ? Renoncer à la vérité est une chose impossible, tout un chacun le sait. Au mieux on peut mentir, et ne surtout pas dire ce qu’on sait être vrai.
La foire aux vanités n’est jamais terminée. Qui croit y échapper sera très vite rattrapé. Car le fait de savoir, d’être sûr de son fait, revient à se tirer une balle dans le pied. Même les petits malins disant qu’il faut douter ne sont pas épargnés. Toujours la même histoire. Ce qu’on dit de la vérité n’est pas la vérité. Ce n’est qu’une estimation, timide tentative de reconstitution.
Non ce n’est pas de bonne guerre. D’ailleurs la guerre ce n’est pas fait pour être bon. C’est là pour déchirer, tuer, assassiner. Pour empêcher le mal de briser la barrière. Pour l’obliger à reculer, à renoncer, à oublier ses ambitions savamment calculées.
Eh oui, c’est comme ça qu’on se laisse entraîner, et pour tout dire manipuler. On devient le bourreau, celui que tout condamne… Et alors là, pour en sortir, il ne faut pas rêver ! Quoi qu’on puisse tenter ça ne sera jamais assez.
Maudits rapports de force. Si aisés à prévoir, si difficiles à arrêter. Puisqu’en somme il n’y a pas moyen de prouver qu’on est du bon côté. Ce même en s’efforçant de ne rien demander, de ne rien imposer, et d’accepter le maximum et même davantage… Le bon sera toujours jugé faible, lâche, suspect, pas assez égoïste, et sans doute rusé. Et si malgré tout il réussit à dire ses valeurs, le pourquoi du comment il se comporte ainsi, pourquoi il est certain de ne pas se tromper, alors il lui sera reproché de chercher à les imposer, et puis sera piqué de tous côtés, jusqu’à ce que soit prouvée sa fondamentale intolérance… Et que pourra-t-il faire ? Renoncer à la vérité est une chose impossible, tout un chacun le sait. Au mieux on peut mentir, et ne surtout pas dire ce qu’on sait être vrai.
La foire aux vanités n’est jamais terminée. Qui croit y échapper sera très vite rattrapé. Car le fait de savoir, d’être sûr de son fait, revient à se tirer une balle dans le pied. Même les petits malins disant qu’il faut douter ne sont pas épargnés. Toujours la même histoire. Ce qu’on dit de la vérité n’est pas la vérité. Ce n’est qu’une estimation, timide tentative de reconstitution.
Avec tout ça je n’ai toujours pas résolu mon épineux problème… Et je vois bien qu’aussi longtemps que je serai le jouet d’aussi violentes émotions je ne pourrai rien faire pour essayer de le résoudre. D’où mon besoin de paix, et de me protéger de la stupidité, de l’agressivité…
Tout cela tourne en rond. L’énergie dépensée à tenter de me protéger est gaspillée en pure perte. Mais si je ne fais rien je suis vite envahi et n’ai plus le loisir de faire ce que je dois…
En résumé je n’ai plus qu’à me laisser faire sans jamais protester ? Tu vois qu’il n’était pas aussi exagéré de parler de perversité, ou même de cruauté. Je ne crois pas qu’il y ait de mots plus justes que ceux-là pour décrire ce que j’ai à subir.
Tout cela tourne en rond. L’énergie dépensée à tenter de me protéger est gaspillée en pure perte. Mais si je ne fais rien je suis vite envahi et n’ai plus le loisir de faire ce que je dois…
En résumé je n’ai plus qu’à me laisser faire sans jamais protester ? Tu vois qu’il n’était pas aussi exagéré de parler de perversité, ou même de cruauté. Je ne crois pas qu’il y ait de mots plus justes que ceux-là pour décrire ce que j’ai à subir.
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