Fatigue intense

Ou bien de la verveine ? Pour ce que j’y connais cela ne ferait pas si grande différence ?

Je suis comme en suspens, pressé de revenir à l’élan primordial, celui qui se retient et qui ne dit plus rien.
J’accorde une importance assez aléatoire à tout ce qui m’entoure… Les querelles mesquines et les débats stériles… Ça fait un peu de bruit mais pas beaucoup de vagues.
Quant aux idées, ma foi… Je n’en ai pas assez pour les dilapider. Je préfère les garder pour moi.

Je ne plaisante pas, je ne plaisante pas. Je suis un peu crevé, mais pas désespéré. J’ai le cœur en jachère, mais ce n’est pas un lampadaire.
J’aime assez la douceur de la fatigue intense… Quand tout paraît égal, et un peu superflu… Quand on se dit « cela peut attendre demain »…
Pourtant j’aimerais bien raconter la bonté, et la beauté discrète, et le charme insolite… Et tout ce que je vois qui ne peut pas se dire.

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