C’est juste à la frontière, à la limite, à la… je ne sais quoi au juste, hormis qu’il n’y a pas vraiment à en parler puisqu’on a démontré que ça n’existait pas, que ça ne pouvait être qu’une sorte de mirage, un piège ou une blague, enfin quoi quelque chose dont il convient de se défier… Que ça fasse pleurer, que ça fasse vibrer, que ça fasse espérer comme c’est plus possible ce n’est pas la question. La question c’est plutôt de savoir la raison pour laquelle on ne peut y songer sans culpabilité ? C’est amusant, mais bon. Ce n’est pas avec ça que l’on va tout changer. De toute façon faut-il réellement tout changer ?
Je ne peux pas m’extraire de ce trouble massif. Je n’ai pas le loisir de me faire confiance. Je n’ai pas l’impression que ça puisse exister. Je ne suis pas si triste, mais je suis négatif, ça je peux l’affirmer.
À quoi bon plaisanter ? Ça ne me fera pas l’existence plus belle.
À quoi bon plaisanter ? Ça ne me fera pas l’existence plus belle.
Je n’ai pas recouvré la totale jouissance de mes sentiments. Je vois bien qu’ils n’ont pas l’entière liberté d’agir selon leur guise. Il faut craindre, dévier, se soumettre et trembler. Et comme il n’y a rien qui puisse me forcer à être courageux, je dois me contenter de ne jamais oser détester ou aimer sans aussitôt me retenir et m’empêcher, inventant pour ce faire mille raisons sincères où bien sûr je me perds.
Je ne veux pas pleurer, mais parfois je conviens qu’il y aurait de quoi.
Je ne veux pas pleurer, mais parfois je conviens qu’il y aurait de quoi.
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