Car il y a eu tant de phrases dérangeantes qu’on comprend qu’il n’est plus possible d’en guérir… Il faudrait réussir à effacer des pans entiers de la réalité. Et ça, on ne parvient pas même à en rêver.
Et puis on sait très bien qu’on va se faire avoir. On se sent compromis jusqu’à l’éternité. On voudrait repartir sur de nouvelles bases, mais qu’est-on censé faire de toutes ces valises ?
Il n’y a plus le moindre espoir de percer un tunnel pour trouver la lumière. Les quelques souvenirs qui restent de la vie d’avant s’effacent sans laisser de trace. Tout est conditionné, prédigéré, anesthésié. Le chagrin est trop lourd pour faire semblant de l’ignorer. Les techniques apprises ne sont d’aucun secours. Il faut s’habituer au rôle de perdant. Car maintenant on sait qu’on ne pourra plus le quitter. Le beau château de cartes qu’on avait bâti s’est écroulé sans faire de bruit. Il n’y a même plus moyen de se mentir.
Et puis on sait très bien qu’on va se faire avoir. On se sent compromis jusqu’à l’éternité. On voudrait repartir sur de nouvelles bases, mais qu’est-on censé faire de toutes ces valises ?
Il n’y a plus le moindre espoir de percer un tunnel pour trouver la lumière. Les quelques souvenirs qui restent de la vie d’avant s’effacent sans laisser de trace. Tout est conditionné, prédigéré, anesthésié. Le chagrin est trop lourd pour faire semblant de l’ignorer. Les techniques apprises ne sont d’aucun secours. Il faut s’habituer au rôle de perdant. Car maintenant on sait qu’on ne pourra plus le quitter. Le beau château de cartes qu’on avait bâti s’est écroulé sans faire de bruit. Il n’y a même plus moyen de se mentir.
On ne veut pas penser à tous les compromis qu’il faudra encore faire, à toutes les bassesses qu’il faudra accepter. On sait que ce sera certainement de pire en pire, mais on n’est pas du tout pressé de le savoir. À peine si on peut espérer réussir à ne pas trop souffrir. Mais ce n’est somme toute qu’une politesse. Car au moins la souffrance rend l’impuissance tolérable. Ainsi on peut penser qu’on n’a pas renoncé. Qu’on s’est battu avant d’être obligé de se prostituer.
Le mot n’est pas trop fort. Abandonner ses rêves me paraît être pire que se laisser mourir. Et je n’ai même plus le courage d’oser me regarder en face. La honte est sur mon front, je me sens trop défiguré. Ma faiblesse est si grande que je préfère penser qu’on me l’a imposée. Cela fait si longtemps que je n’ai pas reçu des nouvelles de moi-même !
Je ne sais pas pourquoi on m’a abandonné. J’espère qu’il ne s’agit que d’un malentendu, ou d’une stratégie conçue dans mon intérêt… Mais j’aimerais savoir comment ça va finir ! J’ai hâte d’arriver à l’instant idéal où la joie reviendra.
Car c’est un cauchemar, je n’en puis point douter. Et il dure depuis si longtemps que j’en suis effrayé ! Je regrette bien sûr de m’y être engagé, mais ce n’est pas ainsi que je m’en sortirai.
Cette vie n’est pas celle que j’avais rêvée. Je suis désespéré d’avoir à supporter autant d’ingratitude. Je ne peux même plus me faire croire que j’attends que le miracle vienne. C’est le courage, qui me manque. Et puis un peu d’amour. Mais ça je sais que c’est beaucoup trop demander.
Le mot n’est pas trop fort. Abandonner ses rêves me paraît être pire que se laisser mourir. Et je n’ai même plus le courage d’oser me regarder en face. La honte est sur mon front, je me sens trop défiguré. Ma faiblesse est si grande que je préfère penser qu’on me l’a imposée. Cela fait si longtemps que je n’ai pas reçu des nouvelles de moi-même !
Je ne sais pas pourquoi on m’a abandonné. J’espère qu’il ne s’agit que d’un malentendu, ou d’une stratégie conçue dans mon intérêt… Mais j’aimerais savoir comment ça va finir ! J’ai hâte d’arriver à l’instant idéal où la joie reviendra.
Car c’est un cauchemar, je n’en puis point douter. Et il dure depuis si longtemps que j’en suis effrayé ! Je regrette bien sûr de m’y être engagé, mais ce n’est pas ainsi que je m’en sortirai.
Cette vie n’est pas celle que j’avais rêvée. Je suis désespéré d’avoir à supporter autant d’ingratitude. Je ne peux même plus me faire croire que j’attends que le miracle vienne. C’est le courage, qui me manque. Et puis un peu d’amour. Mais ça je sais que c’est beaucoup trop demander.
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