L’énorme processus que l’on a engagé ne peut pas ressembler au chagrin qu’on attend. Il y a trop de cœurs à prendre par derrière. Et puis la volupté n’est pas la vérité.
Encore s’il y avait matière à susciter de la mélancolie… Il manque quelque chose qui ressemble à la peine que l’on a éprouvée quand on s’y est frotté.
Mais à ce moment-là on aura toujours tort ! Car ce qui est en cause est impossible à vérifier. Tu sais bien qu’on ne peut pas en faire un navire. L’histoire est anonyme, et de plus on ne sait pas comment y entrer. On n’a pas découvert assez de vérité pour commencer à l’explorer.
Et surtout cela semble effroyablement triste. Quelque chose qui était soi-disant inutile, que l’on a décidé de ne plus pratiquer. Qu’on refoule aussitôt qu’on en entend parler.
On voit bien qu’il n’y a pas moyen d’échapper à la ronde fatale que l’on a inventée. Puisqu’on n’a pas le droit de faire ce qu’il faut faire, mieux vaut y renoncer. Et la question n’est même pas d’avoir envie d’en rire. Il suffit de mentir pour être pardonné.
Non, ce n’est pas de l’amertume. On ne peut simplement pas du tout y penser. Puisque c’est interdit, il est aisé d’en profiter pour faire un peu de zèle. L’ordre est assez cruel pour être retourné. On se trouve délié de toutes nos promesses de sincérité. Cette fois l’injustice n’est pas de mon côté. J’ai vraiment essayé de faire de mon mieux, et j’ai dû renoncer. Il fallait y songer avant de m’empêcher de m’exprimer. Je crois que ma colère est assez légitime pour être respectée.
Soi-disant inutile
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