Quelque chose de plus simple

C’est quelque chose de plus simple et de plus généreux. Du moins est-ce de cette manière que cela se présente. Mais on a déjà dit qu’on n’était pas intéressé ? Tout est intéressant. Notre curiosité n’est jamais satisfaite.
C’est en tout cas joli. Mais on voit bien que les limites seraient vite atteintes.
Mais c’est le sentiment, qui est très amusant. L’impression de douceur et de subtilité. Ça suscite des émotions d’une qualité particulière. Qui sait ? Ça pourrait même donner l’envie d’essayer de s’y conformer.
Car il est évident que la difficulté est purement formelle. C’est de là que vient l’assurance, et d’elle tout découle. Est-il envisageable de s’imprégner suffisamment pour en tirer profit ? Est-il possible d’en tirer quelque chose qui ressemble à la réalité ? Les aventures spectaculaires de Barnabé et de Gilbert ? L’histoire de leurs combats, de leurs victoires et de leur chute ? Ou bien la trahison comme toile de fond…
Il est clair que la route est loin d’être tracée. Trop de prisons mentales, de pressions, de passion. Trop de chagrins, de déshonneur. S’il faut le raconter, cela va exiger d’assez lourdes manœuvres. Et on n’est pas certain que ce soit nécessaire. Quoiqu’il y ait assurément des avantages à y trouver. L’occasion d’écarter les sombres tentations, de nettoyer la plaie, de se refaire une santé.
En somme il suffirait de trouver une faille… Mais il n’y en a pas. Tout semble protégé, et surtout falsifié sur plusieurs épaisseurs. À peine si l’on peut y réfléchir de temps en temps… Il y a tellement d’espoirs et de menaces ! Y toucher risquerait de provoquer un drame. Alors, le raconter ! L’immeuble tout entier risque de s’écrouler. Et on sait qu’à la place il ne resterait rien. Rien qu’une sensation de désordre et de honte. Mais, d’un autre côté… Enfin. On peut toujours rêver. Car il n’est pas encore prouvé que cela fait du mal.

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