Comme une caresse

On ne peut pas se regarder. Du moins n’a-t-on jamais eu le temps de le faire.

On se moque du monde, et pourtant on s’abstient du moindre commentaire ? Mais on n’est pas assez idiot pour dire des gros mots.

Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de la joie à trouver par ici. Mais je me trompe si souvent !

C’est vrai qu’à force on se sent sale. Et qu’il y a peut-être un moyen de passer.

Et puis c’est amusant. C’est comme une caresse. Ça change des gravats et des chopes de bière.

Oui mais est-il besoin de tant se fatiguer ? Ne peut-on profiter de la réalité sans se croire obligé de se défigurer ?

En fin de compte on ne sait pas de quoi on a besoin. Il faudrait juste arranger ça d’une façon plus convenable. Quelque chose qui puisse éventuellement faire illusion.

Oui mais à ce niveau tout semble un peu suspect… Et cela fait longtemps qu’on a perdu le goût de croire à l’illusoire. Cela coûtait trop cher, et ça ne rapportait que très peu d’avantages.

On va s’en souvenir avant de s’endormir. Pour voir si la passion pourrait se réveiller. Pour voir si on n’a pas oublié quelque chose. N’importe quoi, des roses, ou des charmes cachés. De toutes façons on n’a qu’à choisir un costume. Le reste parviendra toujours à s’exprimer.

Quoi qu’il en soit ça fait du bien et ça ne coûte rien. La chance n’est jamais là où on l’attendait ? C’est gênant, mais ça reste exactement conforme à ce que l’on connaît. Pour le reste, on verra. Pour l’instant la question n’a pas été posée. Et il semble évident qu’elle ne le sera pas. À moins de changements qu’on ne peut pas imaginer. Est-ce bien ? Est-ce mal ? Je ne saurais le dire. Il faut se préparer aux éventualités, mais il ne paraît pas utile d’y penser. On ne possède pas ce qu’il faudrait pour décider.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire