Et pourtant, je crois bien… Enfin, je ne sais pas… Mais j’aurais bien aimé…
C’est de la cruauté que renaîtra le monde que les anciens ont dévasté ?
Et l’ardeur ? Et la peur ? Que pourra-t-on en faire ?
Les crânes des ancêtres ont tous été vidés. Et ce qu’on y a trouvé n’a pas même rempli un demi dé à coudre.
Ne reste qu’un vécu anonyme et sordide, loin de tout le confort qu’on a imaginé…
Ça ne saurait troubler la source du savoir. C’est le plus amusant. Et pourtant ça finit par paraître méchant.
C’est bien là qu’est le but de toute la manœuvre. Montrer où est la source. En chanter les trésors. Montrer que l’accumulation n’est pas la solution.
C’est un état d’esprit assez particulier. Cette douceur absente, que l’on a devinée… Je ne vois pas pourquoi ça ne se pourrait pas. C’est un peu comme la chanson du maçon et du roi. Mais le roi, n’est-ce pas… On finirait par oublier qu’il ne se connaît pas.
C’est un doux passe-temps, que de s’aimer. Pourtant ça ne vient pas aussi facilement qu’on l’imagine. Il y a toujours trop de précautions à perdre. Et puis il faut aussi trouver à se surprendre…
C’est amusant pourtant, ce qu’on a inventé pour se décourager… Les mille controverses que l’on a déterrées… Les attributs physiques, et les inhibitions… Les culpabilités presque solidifiées… Et puis tout ce qu’ensuite on a redécouvert, alors qu’on estimait l’avoir mis de côté.
Je ne vais pas vous dire que j’aimerais mentir. Je veux juste trouver un moyen de montrer tout ce que j’ai rêvé. Ou plutôt un moyen de le faire accepter. Un moyen d’amener le lecteur à goûter le sel de la vertu.
Cher lecteur inconscient de la réalité… Le difficile est de savoir où je crois te trouver. Qu’est-ce qui me pousse à croire que tu aurais du mal à me faire confiance ? Pourquoi a priori te croire mon ennemi ? Pourquoi ne pas t’aimer, te noyer sous le flot de mes bons sentiments ? Craindrais-je de t’effrayer ? Pourquoi ne pas penser que tu peux me comprendre ? Pourquoi t’imaginer plus bête que tu n’es ?
Cette douceur absente… Il faut que je parvienne à l’intérioriser. Il faut que ma tendresse parvienne à s’exprimer. Que je sois plus confiant, que j’imagine le lecteur bienveillant, idéal, adorable… Le charmant camarade à qui on va conter une plaisante histoire… À qui on va montrer ce qu’on a découvert… Et non le juge exigeant qu’on s’explique. Et non celui à qui il faudrait tout avouer pour être pardonné.
Cette douceur absente
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