Un travail de deuil

Bon, d’accord. Admettons. Je ne veux pas gâcher les possibilités qui se proposent spontanément. Je veux bien évacuer ce qui me reste d’elle. Je n’ai aucune idée de comment procéder, mais l’intention me paraît bonne. Je ne vois pas pourquoi cela me ferait mal. Au contraire, j’en serais soulagé.
Mais je n’ai pas la sensation que ça fasse partie de mes prérogatives. Il s’agit de quelqu’un de vraiment important. Et pas uniquement pour moi. C’est une façon de voir qui me paraît intéressante. Comme un point de repère. Je dois en tenir compte avant d’envisager de m’en débarrasser.
L’essentiel est d’étudier de quoi est fait ce lien. C’est lui qui peut former la trame du récit. C’est un travail de deuil, qu’il me faut entreprendre. Et c’est le genre de chose que je n’aime pas faire. Mais il paraît stupide de croire que j’ai le choix.
En vérité ça fait longtemps que je ne l’entends plus. Mais c’est resté très important, beaucoup trop important. Je suis resté coincé sur une humiliation qui me paraît encore aujourd’hui justifiée. Il est clair que ce n’est pas une solution.

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