Comme un circuit fermé

Tout se passe comme si je n’avais pas besoin de connaître la suite. Ou plutôt comme si j’avais la sensation de déjà la connaître. Et que je sais déjà qu’elle sera mauvaise. Du pessimisme, quoi. Mais ça paraît déterminé. Comme si je n’avais pas envie que ça fonctionne bien. Comme si l’échec inévitable justifiait mon attitude. En bref, comme un circuit fermé. À quoi bon essayer puisque je sais déjà que je vais échouer ? Et ainsi je suis sûr de ne pas me tromper. Et les preuves sont là. Il n’y a pas à tortiller. Que ce soit lamentable ou simplement méchant n’a aucune importance. Je ne vais pas répondre à la provocation. Et il n’est pas question que je regarde ailleurs pour voir que ça pourrait se passer autrement. Puisque c’est impossible, il n’y a pas à discuter. Il vaut mieux s’occuper de ce qui est certain. Les éventualités n’ont aucun intérêt. Les soi-disant projets que l’on est incapable de réaliser ne sont qu’un bon moyen de se faire du mal. Quant au reste, pardon ! On a déjà donné, et on a constaté que c’était du chiqué.

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