La matière spongieuse

Passons aux choses sérieuses ! Est-ce ainsi qu’il faut dire ? Je ne me moque pas. Il y a de la douceur, de la douleur, de la rancœur… Il y a tout l’infini qui pourtant s’est fini. Et je n’ai même pas tenté de négocier. Ce n’est rien, mais le pli reste toujours marqué.
Évidemment on peut essayer autre chose. On peut rêver des jours entiers sur ce que ça serait. Mais ce n’est qu’une solution assez aléatoire… On voit bien qu’il ne faut pas trop en demander. Et que le « trop » est juste avant « un petit peu ».
Couche-toi là, dis-moi comment te retenir. Fais-moi voir le secret que je cherche partout. Laisse-moi le plaisir de m’endormir en toi.
Et pourquoi chercherais-je à rejoindre le ciel ? Il est déjà ici, partout où je regarde.
C’est assez compliqué pour que l’on ait envie de s’en débarrasser. On ne va pas toucher à ce qui est sacré, mais on va discuter sans jamais s’arrêter.
Il avait essayé de devenir parfait, et n’y avait gagné que le plaisir suspect de se juger mauvais.
Je m’enfonce tranquille dans la matière spongieuse, et je viens m’étonner de ne pas parvenir à m’en débarrasser ! Il faut faire le vide, repartir à zéro.
Il y avait des gens qui venaient pour le voir, et qui ne comprenaient pas ce qu’il racontait. Mais lui se contentait de leur servir le thé. Il avait tellement de choses à leur dire qu’il ignorait par où il devait commencer.
Ce que vous dites là n’est pas très surprenant. L’inverse aurait paru nettement plus inhabituel.
Je ne peux pas raconter ça. Cela ne se fait pas. Il n’y a rien à y gagner.
Dans sa chambre il avait un portrait de sa mère. Et il la regardait pendant qu’il me baisait ! Je vous jure que c’est vrai ! Et puis je crois qu’il aimait bien que je sois malheureuse… Dès que je l’étais moins, il me disait que je devais continuer à pleurer. Ça l’excitait, je pense. Ça le faisait bander. Et après il tentait de me sodomiser. Et ça me faisait mal ! C’est pour ça que je l’ai quitté. Pas besoin de chercher des causes compliquées ! C’était un fourbe et un goujat, et je le détestais. Bien sûr j’ai mis du temps à m’en apercevoir, mais un jour l’évidence a été aveuglante : si je ne faisais rien, il allait me détruire !

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