Sincère et désintéressé

On ne saura jamais s’il faut en rire ou en pleurer… Rire paraît cruel, mais pleurer inutile. On veut juste convaincre ; pas retourner la terre à la recherche d’un mystère. Ceux qui veulent se cacher ont le droit de le faire. D’autant qu’il serait vain de contester ce droit ! On n’a aucun besoin de juger ce qui ne nous concerne pas. Rangeons chez nous avant de ranger chez les autres !
Mais il ne s’agit pas de proposer un ordre. Au contraire, on s’applique à préciser celui qui paraît déjà installé, à le mettre en valeur. On le trouve joli, on veut l’encourager. Et ceci sans la moindre intention malveillante. On aime ce qu’on voit ; on n’a pas de raison de vouloir le changer.
Je ne crois pas qu’il faille chercher à définir ce qu’on désire faire. On n’a aucun besoin d’imposer le respect, ni d’exiger l’obéissance. On a tout intérêt à montrer la tendresse qu’on a pour son prochain. Non seulement on l’aime, mais on cherche toujours à l’aimer davantage. Ce sans se mettre en avant, ni réclamer des privilèges.
De toutes façons on a déjà tout ce que l’on désire. Réclamer davantage semblerait superflu. On ne tient pas à s’encombrer de dettes inutiles. Ce qu’on veut nous offrir ne nous intéresse pas. D’autant plus qu’on sait bien qu’il faudrait le payer, au prix de notre liberté.
Évidemment on est sensible à la légèreté, à la douceur de ses caresses… Mais faut-il pour autant accepter de se compromettre ? Non qu’on se croie parfait, mais on est occupé. On ne peut pas sacrifier ce qui nous tient à cœur pour satisfaire autrui ! Ce ne serait pas raisonnable. Et ce ne serait pas un service à lui rendre… Mieux vaut pour lui apprendre à se passer de notre collaboration. Ce qu’il y gagnera aura beaucoup plus de valeur que notre soumission. Cela revient à lui offrir la possibilité d’être moins dépendant. Y voir de la malice serait pure malveillance ! C’est de l’amour sincère et désintéressé.

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