De la paresse sous les ongles

Jamais il n’y aura d’aussi profondes ruses que celles que j’imagine. Ce serait ridicule. Et disproportionné. Il n’y a pas besoin d’aller chercher si loin ce qui est là, tout près. Cependant, il y a comme une cohérence dans toute cette histoire qui la rend plutôt intéressante… Il est certain que cela fait un délire bien juteux…
Je ne désespère pas de parvenir à ce que tout soit publié un jour. En espérant que ce ne soit pas à titre posthume ! Enfin, ça fait de la misère à gratter au couteau… De la paresse sous les ongles.
Pourtant ça fait de la colère dont on ne sait que faire… Ce n’est pas insultant, ni même menaçant, mais c’est de temps en temps légèrement déprimant. On en viendrait à croire que l’on est condamné à rester dans l’armoire. Et celle-ci est loin d’être très bien aménagée !
Bien sûr, j’ai déconné. D’ailleurs, j’ai l’impression de ne faire que ça à longueur de journée. Mais ce n’est pas un parti pris ! Du moins n’ai-je pas l’impression de l’avoir décidé. Je veux croire que je peux réussir à m’en arracher. Ne plus avoir à supporter toutes ces injustices. Pourquoi devrais-je croire que ce n’est pas possible ? Qui donc a décidé de m’enterrer vivant ? J’ai besoin d’air et de lumière. Je ne veux pas rester ici.

C’est charmant, et pourtant à force ça finit par faire mal aux dents… Quoi qu’on en dise c’est pénible. Aucun rêve ne pourrait combler tout ce manque à gagner. C’est minable et minant, quand ce n’est pas désespérant. C’est lourd et lent, et ça prétend ne plus jamais bouger. L’idée que c’est définitif demeure inadmissible. Il faudrait réagir, ne pas se laisser faire. Mais comment ? C’est tellement pesant !

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