Conversations interrompues… Car pour moi c’est peut-être ça le plus magique. L’amusant sentiment de solitude surpeuplée.
C’est vrai qu’il faut s’y croire un peu, se reconnaître en son miroir… Et que le seul danger est de s’arrêter là.
C’est vrai qu’il faut s’y croire un peu, se reconnaître en son miroir… Et que le seul danger est de s’arrêter là.
Voulez-vous vraiment voir à quoi cela ressemble ? C’est assez ordinaire, et pas du tout joli.
C’est le briseur de rêves qui veut toujours parler.
Quant au silence qui nous aspire… On se doute qu’il faudrait oser y succomber. On fonctionne en roue libre, sans savoir où aller, et parfois on voudrait pouvoir se retrouver. Il est invraisemblable de ne pas parvenir à se déterminer. D’autant qu’on se connaît : on sait qu’on n’est jamais en accord avec soi, du moins en apparence. On est toujours en train de faire ceci ou bien cela, qui exige l’oubli.
C’est le briseur de rêves qui veut toujours parler.
Quant au silence qui nous aspire… On se doute qu’il faudrait oser y succomber. On fonctionne en roue libre, sans savoir où aller, et parfois on voudrait pouvoir se retrouver. Il est invraisemblable de ne pas parvenir à se déterminer. D’autant qu’on se connaît : on sait qu’on n’est jamais en accord avec soi, du moins en apparence. On est toujours en train de faire ceci ou bien cela, qui exige l’oubli.
Il est sûr que l’élan ne pourra plus être le même. Néanmoins, quel qu’il soit, il saura s’imposer. Trouver moyen de provoquer l’impression de nécessité urgente et absolue. Pas simplement un passe-temps de dilettante fatigué. Pas simplement cette prudence extravagante habillée de patience. Il y aura la certitude, le goût de transgresser. Et puis la vanité auréolée de gloire… De quoi penser que l’on pourra faire de grandes choses. Pas simplement s’exténuer à vouloir être différent.
Il faut un ennemi, un combat à mener. Pouvoir justifier le désir d’avancer. Pas simplement se protéger : conquérir quelque chose. De la rage peut-être, ou de la volupté.
Faut-il attendre une éclaircie qui ne viendra jamais ? Sur qui peut-on compter pour se désengager ? D’ailleurs sait-on de quoi il faudrait se désengager ? Cette prison mentale est-elle si confortable ? Qui cherche-t-on à vaincre, à entraîner à notre cause ? De quelle nature est le soutien qui paraît faire défaut ?
Il faut un ennemi, un combat à mener. Pouvoir justifier le désir d’avancer. Pas simplement se protéger : conquérir quelque chose. De la rage peut-être, ou de la volupté.
Faut-il attendre une éclaircie qui ne viendra jamais ? Sur qui peut-on compter pour se désengager ? D’ailleurs sait-on de quoi il faudrait se désengager ? Cette prison mentale est-elle si confortable ? Qui cherche-t-on à vaincre, à entraîner à notre cause ? De quelle nature est le soutien qui paraît faire défaut ?
Et puis pourquoi ne pas plutôt en faire tout un plat ? Quel mérite y a-t-il à tolérer n’importe quoi ? Pourquoi est-ce si fatigant, et si exaspérant ? Pourquoi est-on si triste aussitôt qu’on y pense ?
Il faudrait ausculter l’impossibilité. La laisser raconter tous ses petits secrets. Le flux des circonstances, accablantes, fatales. Les pièges, les menaces, peut-être imaginaires, certainement étranges. Toute la complexité de la médiocrité. Les fameux souvenirs dont on voudrait sortir. Les appétits frustrés, jamais rassasiés. Et la difficulté à se croire incroyable.
Et pourtant ce n’est pas vraiment de la tristesse. Ni même du dégoût. C’est plus sournois que ça. Ça parle d’injustice, de rancune, de crainte. Il n’y a pas moyen de se tirer de là. Il faudrait quelque chose que je ne connais pas, dont je n’ai pas la moindre idée. Aucune phrase dite ne semble convenir. Aucun événement parmi tous ceux qui sont répertoriés. Aucune stratégie, combine ou comédie. Il faut être sincère, oublier ce qu’on sait. Abandonner l’espoir de pouvoir tout prévoir. Enfin se laisser surprendre. Que l’inconnu se manifeste, propose quelque chose qu’on n’imaginait pas. Il y a forcément un moyen d’en sortir. Un petit changement de perspective ou d’habitudes.
Et puis en même temps cela semble si pur… Dénué d’artifices… On ne voit pas pourquoi on n’en sourirait pas.
Quoi qu’il en soit ça va faire mal, même si pour l’instant on ne sait pas à qui. Il est certain qu’à force le vernis va craquer. Qu’à force on va se dire que c’est trop humiliant. Qu’il faut faire quelque chose pour que cela s’arrête.
Il faudrait ausculter l’impossibilité. La laisser raconter tous ses petits secrets. Le flux des circonstances, accablantes, fatales. Les pièges, les menaces, peut-être imaginaires, certainement étranges. Toute la complexité de la médiocrité. Les fameux souvenirs dont on voudrait sortir. Les appétits frustrés, jamais rassasiés. Et la difficulté à se croire incroyable.
Et pourtant ce n’est pas vraiment de la tristesse. Ni même du dégoût. C’est plus sournois que ça. Ça parle d’injustice, de rancune, de crainte. Il n’y a pas moyen de se tirer de là. Il faudrait quelque chose que je ne connais pas, dont je n’ai pas la moindre idée. Aucune phrase dite ne semble convenir. Aucun événement parmi tous ceux qui sont répertoriés. Aucune stratégie, combine ou comédie. Il faut être sincère, oublier ce qu’on sait. Abandonner l’espoir de pouvoir tout prévoir. Enfin se laisser surprendre. Que l’inconnu se manifeste, propose quelque chose qu’on n’imaginait pas. Il y a forcément un moyen d’en sortir. Un petit changement de perspective ou d’habitudes.
Et puis en même temps cela semble si pur… Dénué d’artifices… On ne voit pas pourquoi on n’en sourirait pas.
Quoi qu’il en soit ça va faire mal, même si pour l’instant on ne sait pas à qui. Il est certain qu’à force le vernis va craquer. Qu’à force on va se dire que c’est trop humiliant. Qu’il faut faire quelque chose pour que cela s’arrête.
Après tout le passé on peut s’en séparer sans que ça change rien. Si bien qu’on ne voit pas pourquoi on le ferait. On n’a pas l’impression d’en être très gêné. Et, vu ce qu’il en reste, cela paraît précieux. Au moins, ça donne envie d’être un peu plus heureux. On sait qu’on peut le faire, qu’il suffirait de s’y remettre. De trouver un moyen de renouer le fil qui a été brisé. En admettant bien sûr qu’il ait été brisé. Ce qui pour le moment n’a pas l’air évident.
Tout ça ne semble avoir que si peu d’importance ! Car ce n’est pas ainsi qu’on pourra retrouver l’audace nécessaire. Il y a un certain nombre de désillusions entêtantes, encombrantes, dont on ne sait que faire… On voit bien qu’il faudrait faire sauter la poudrière. Mais pourquoi faire ? Pour faire des pirouettes et se trouver joli ? C’est dépourvu de sens, de légitimité. Au moins, en continuant comme on a commencé, on est certain de ne pas faire de nouvelles erreurs. Tout du moins, on l’espère, tout en se rendant compte que c’est sans doute pire.
C’est bien le désespoir qui me pose problème. Il n’y a pas de proie ni d’ombre, pas d’avenir à l’horizon. Il faut le décider, et j’ai la sensation d’être trop fatigué, ou de ne pas le mériter. Décider quelque chose reste toujours pour moi un dérangement considérable. Je ne sais pas le faire avec légèreté. Ou alors je le fais sans m’en apercevoir… Et cela vaut peut-être mieux.
Tout ça ne semble avoir que si peu d’importance ! Car ce n’est pas ainsi qu’on pourra retrouver l’audace nécessaire. Il y a un certain nombre de désillusions entêtantes, encombrantes, dont on ne sait que faire… On voit bien qu’il faudrait faire sauter la poudrière. Mais pourquoi faire ? Pour faire des pirouettes et se trouver joli ? C’est dépourvu de sens, de légitimité. Au moins, en continuant comme on a commencé, on est certain de ne pas faire de nouvelles erreurs. Tout du moins, on l’espère, tout en se rendant compte que c’est sans doute pire.
C’est bien le désespoir qui me pose problème. Il n’y a pas de proie ni d’ombre, pas d’avenir à l’horizon. Il faut le décider, et j’ai la sensation d’être trop fatigué, ou de ne pas le mériter. Décider quelque chose reste toujours pour moi un dérangement considérable. Je ne sais pas le faire avec légèreté. Ou alors je le fais sans m’en apercevoir… Et cela vaut peut-être mieux.
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