« Et maintenant évidemment il ne saurait être question… » Cela mérite-t-il d’être développé ?
On aperçoit derrière d’étranges manigances… Sans doute vérifiables… Peut-être même utiles… Ça vaut le coup d’y réfléchir, mais pour ça il faudra y voir un peu plus clair.
La sensation d’espace est à peu près constante. Et ce vide est parfois légèrement inquiétant. Le noyau est touché, le socle se lézarde, mais on ignore encore ce qui va se passer. On peut juste espérer que ce soit agréable.
Le quart d’heure de folie n’est pas encore fini. Il y a de l’agitation qui cherche à s’exprimer. On voudrait des réponses, ou des confirmations. De quoi se résigner, ou se remettre à espérer.
Pourquoi faut-il absolument continuer à reculer ? L’avenir ne devrait-il pas être plutôt devant ?
Il y a un problème d’efficacité. On le sait bien, pourtant, que ça ne marche pas. Qu’écrire n’a jamais changé quoi que ce soit. Oui mais pourquoi le faire si on est persuadé que ça ne sert à rien ? Pour se trouver joli, diablement élégant, raffiné et subtil ? Pour prouver que l’on est capable de le faire ? C’est plutôt ridicule. D’où est venue la rage que l’on veut évacuer ?
Non, je ne pense pas que ce soit une erreur. Et je suis sûr d’avoir quelque chose à donner. Quelque chose qui mérite que je fasse de si gros efforts. Simplement, je vois bien qu’il faut être plus clair. Moins compliqué. Et aussi plus naïf, peut-être. Il faut y croire de tout cœur. Sans exiger quoi que ce soit. Sans poser de conditions. Et cesser de se torturer.
Ça donne l’impression de se laisser tomber, de tout abandonner. D’aller au bout de soi pour ne plus se revoir. Car au-delà il n’y a plus moyen de s’endormir sur des lauriers qu’on sait imaginaires ? Disons qu’il faut d’abord dire la vérité, avant de se cacher.
L’innocence est encore ce que l’on fait de mieux, mais on ne peut pas l’obliger à sortir de son trou. J’ai faim de récidive, et non de délivrance ? Je voudrais expliquer ce que j’ai inventé avant de l’oublier ? Je voudrais simplement dire la vérité pour pouvoir la comprendre ?
C’est pire qu’un carnage. C’est une mélodie qui ne fait pas de bruit. Je crois qu’il y a pas mal de briques à casser.
Évidemment il y a carence de désir, carence de courage… On justifie le rien par de l’inexistence ! On tourne en rond dans la mémoire sans espoir d’en sortir. Et puis il faut compter sur l’exaspération pour venir tout gâcher. C’est fatigant, de piétiner, de ne jamais trouver le moindre débouché. La discipline tourne à vide. On finit par penser qu’elle n’a aucune utilité. On ne peut contrôler que ce que l’on connaît. On ne voit pas où est ce dont on a besoin. Alors on lance des missiles, en espérant créer un désordre fécond… Il faut bien qu’il se passe quelque chose de neuf ! Quitte à dynamiter ce qui reste d’hier… À force de briser ce qui passe à portée, on espère découvrir une part d’inconnu…
Le bruit de la passion qui ne dit pas son nom. Le bruit des certitudes qui se recomposent. Le bruit de la vertu que l’on croyait perdue. Il y a beaucoup trop de choses inutiles ! Et puis on a envie d’une touche de tendresse…
Ce n’est pas si tragique. Il ne faut pas exagérer. C’est juste lamentable. À croire que l’exaspération est une roue de secours. Qu’au bout il n’y a rien à inventer de mieux.
Car ce n’est pas de la colère. C’est là le plus troublant, peut-être. Et peut-être faut-il attendre qu’elle vienne. Peut-être qu’on n’est pas capable d’avancer sans un bon coup de fouet. Peut-être qu’il n’y a plus rien à espérer. Que ce qu’on peut rêver n’a aucun intérêt. Que simplement rêver est beaucoup trop frustrant pour que l’on s’y complaise. Qu’on a envie de faire quelque chose de vrai. De solide, tangible. Du palpable et concret. De réels avantages.
Suis-je en train de tourner autour de mon sujet ? J’aimerais bien y croire, mais c’est mal imité. Et pourtant je me sens foutrement concerné ! Je le sens, je le sais, je le vis pour de vrai ! Mais je n’ai pas encore trouvé la solution au problème posé ? Disons que j’ai du mal à y voir un problème ? Quoi qu’il en soit il faut encore s’en imprégner… Savoir exactement ce que ça signifie. Ce que ça cherche à dire. Ce n’est qu’ainsi que je pourrai savoir comment le répéter d’une façon plus amicale. Plus sensible, plus douce. Avec des controverses, et de charmantes attentions. Des justifications et des hésitations. Le tout en pleine dérision. Jusqu’à tracer la route vers la liberté. Que la lumière de la sagesse ne puisse plus blesser l’œil de celui qui la regarde.
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