Et vu ce qu’on en fait, ça pourrait aussi bien être la vérité. Ce qui reste certain, c’est que dans ces conditions il faut faire attention. Ce qui ne devrait pas sembler exceptionnel !
C’est l’idée qu’on se fait de la réalité qui est au centre du procès. Mais ça aussi, c’est habituel. On est sans cesse en train de tout redéfinir. Du moins, on s’y efforce.
Les effets sont plus importants que les causes. Quelles que soient celles-ci, elles n’impliquent jamais de néfastes effets. Tout dépend du terrain. La même cause peut produire des effets différents. Donc il est ridicule de chercher des coupables. Si on était moins vulnérable, on n’en souffrirait pas. Il faut plutôt traquer les dysfonctionnements. On ne devrait jamais être obligé de se défendre ni de se protéger. D’autant qu’on peut anticiper, deviner à l’avance ce qui va se passer. Aussi on ne devrait jamais être surpris.
Néanmoins il faut bien de temps en temps tenter la chance, provoquer des situations que l’on sait dangereuses. Il n’est dit nulle part que nos capacités doivent éternellement rester les mêmes. Il faut aller vers l’impossible, ne pas accepter les limites.
Oui mais on voudrait bien que cela marche à tous les coups ! Ne pas être obligé de se creuser la tête pour comprendre pourquoi cela ne marche pas ! Simplement réussir ce que l’on entreprend en toutes circonstances… Ça doit être possible, aussi il faut que ça le soit !
Mais quelle est cette peur ? Il faudrait le savoir, pour en venir à bout ! Qu’est-ce qui l’a déclenchée ? De quoi se nourrit-elle ? De quoi protège-t-elle ? Tout ça est assez grand pour en faire un poème, avant de retenir qu’il n’y a rien à dire. C’est la fatalité, et il faut l’accepter, pour espérer y échapper.
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