Il serait bon de retrouver l’exacte certitude avant qu’elle s’évanouisse. D’autant que le silence devient plus méchant.
Pourtant ça fait du bien. Ça repose l’esprit. Mais hélas on voit bien que ce n’est qu’une blague. On a beau essayer de tout reconstituer, la vérité s’échappe aussitôt qu’on l’approche. Comme si elle craignait qu’on veuille la toucher.
Il y a nombre d’épisodes qu’on voudrait revivre. Ambiances particulières et sentiments secrets. Et puis changer les éléments qui semblent déplacés. Mais là, ce n’est pas ça. C’est simplement d’avoir le droit de son côté. Cela ne se fait pas en une seule fois.
On avait décidé de ne pas l’écouter. Il prenait beaucoup trop de plaisir à mentir. Et puis il salissait ce qu’on aimait le mieux. À la longue c’était plutôt désagréable.
J’ai essayé d’y croire. J’ai fait tout mon possible afin d’y arriver. Mais ça ne marchait pas. Il y avait toujours un détail qui clochait. Et de toutes façons ça ne me donnait rien de ce que j’attendais.
Et il faut voir aussi ce qu’on m’a proposé ! À ce niveau, ce n’est même plus une farce. C’est de l’assassinat.
Surtout, on m’a ôté le droit de m’amuser. De me faire plaisir. D’explorer librement les contrées ajourées. On m’a dit que c’était mauvais, que je devais y renoncer. Mais le reste, pour moi, cela ne compte pas. Je n’en ai pas besoin. Ou alors seulement quand j’y suis obligé.
Avoir le droit de son côté
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