Pour autant je crois bien que je n’ai pas le droit de me dire déçu. Le rôle est imposant, marginal et austère ? En vérité il est ce que je veux en faire.
Ce n’est pas tellement que cela fasse peur. C’est que… Enfin, cela devient trop vite compliqué. Mais j’admets que j’y mets quelque chose qui ressemble à du mauvais vouloir. Oh ! la frontière est mince. Néanmoins elle est là, dans la manière de faire. Quelques petits détails, et le pire cauchemar peut changer de valeur. C’est de la présomption, mais ce n’est pas une illusion.
Hélas la peur est là, et cela gâche tout. La peur simple et brutale d’être pris sur le fait. De ne pas pouvoir justifier les libertés que l’on s’octroie. On est très audacieux, mais rarement courageux. Et c’est ainsi qu’on se retrouve en pleine parodie sans espoir d’en sortir.
Le jugement est là. On ne le montre pas, mais on devine sa présence. Reste à savoir pourquoi on croit prudent de le cacher. Mais ce n’est pas de la rancune. On sait qu’on n’a jamais fait que ce qu’on voulait. Qui va nous dire comment retrouver la lumière que l’on a égarée ? Qu’est-ce qui nous pousse à croire qu’on est là pour semer le doute et le désordre ? Le culte que l’on rend à la subtilité mérite-t-il le sacrifice du confort élémentaire ? Pourquoi est-on si sûr qu’il vaut mieux ne jamais s’engager ? De quelle délicatesse croit-on être complice ? Pourquoi est-il si important de se prendre au sérieux ? Comment fait-on pour croire avoir toujours raison ? Et pourquoi redouter d’en apporter la preuve ? Quel est le conflit brutal que l’on craint d’affronter ? Pourquoi a-t-on si peur de prendre position ?
Ce n’est pas seulement de la timidité. Il y a quelque chose qui semble calculé. Des stratégies secrètes, méthodes assurées. La certitude de pouvoir juger de tout sans hésiter. Mais pourquoi le cacher ? Pourquoi craindre de dire ce qu’on sait être vrai ? Qu’espère-t-on gagner à se dissimuler ? De quelle couleur est le délire dont on est prisonnier ? Prend-on tant de plaisir à ne jamais au grand jamais se faire remarquer ? Pourquoi ne pas simplement dire ce qu’on a sur le cœur ? Est-ce si prétentieux ? dangereux ? Craint-on d’être battu, rejeté, piétiné ? Ou juste de s’apercevoir que parfois on a tort ? Le but de la manœuvre n’est-il pas juste d’éviter d’avoir à se remettre en cause ? Serait-on sûr d’avoir raison au point de refuser la moindre controverse ?
Tout ça n’est pas très clair, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins il faut bien chercher à s’épanouir. L’intolérance a pris une telle importance qu’on en est arrivé à ne même plus pouvoir bouger. On sait qu’on ne va pas tarder à se voir obligé de consentir à s’exposer. Que cela fait partie du jeu, et qu’au fond on voit bien que ça ressemblera à davantage de liberté. Même si auparavant il y a évidemment quelques risques à prendre… Cette peur est stupide. Il est vital de s’en sortir. Et le choix qu’on prétend avoir n’a jamais existé. Le choix de se tromper n’a de choix que le nom. Les graves conséquences sont là pour démontrer cette simple évidence.
Oh ! ça ne fait pas mal. Il ne faut pas exagérer. C’est la peur, qui fait mal. Raison de plus pour essayer de s’en débarrasser. Ce personnage-là mérite d’être pris un peu plus au sérieux. Au moins jusqu’à ce qu’il arrête de répéter sans cesse qu’on ne l’écoute pas. S’il en est si certain, cela doit être vrai.
Qu’il nous tende ses fesses pour se faire enculer est certes un peu gênant, mais enfin on n’est pas forcé de pratiquer si on n’est pas intéressé… La flatterie est encombrante, mais on peut faire l’impasse. Il paraît fatigué, et un peu énervé… Mieux vaut le mettre à l’aise, pour qu’il puisse parler. Son point de vue est certainement des plus intéressants !
Évidemment, il faut promettre de ne rien déranger… Il faut multiplier les politesses inutiles… Et cela plombe un peu l’ambiance, quoi qu’on puisse en penser. On se sent agacé de ce manque de courtoisie. Mais enfin, on veut bien essayer d’être doux, silencieux, et toujours positif… Ça ne coûte pas cher. À peine si l’on trouve que ça dure longtemps. Mais, promis ! L’impatience est mise de côté. On est bien décidé à faire preuve d’une docilité exemplaire et tenace.
C’est bien gentil, mais rien ne vient. Le jour n’est pas venu de la révélation. Nous n’en sommes qu’aux préliminaires ! Ce ne sont que négociations… La confiance est encore très loin d’être établie ! Il y a des milliers de détails à régler… Le choix de l’éclairage, la couleur du costume… Le nombre et la qualité. On cherche à définir la loi à appliquer. Il faut que le décor frise la perfection. Il ne saurait être question de manipulation. Tout imprévu est prohibé d’office. Ce n’est pas une invitation à un débat public. Il est impératif de parvenir à établir un climat de confiance. Le témoin est sensible, et plutôt susceptible. Il convient de le ménager. Ce qu’il a à nous dire mérite que l’on prenne le maximum de précautions. Il faut être certain de le laisser parler. En toute liberté. Car on sait qu’il aura vite fait de prétendre avoir été influencé. Il faut qu’il puisse dévoiler ce qu’il a en réserve. Il sera toujours temps de le manipuler quand on aura compris de quoi il s’agissait. Si on le brutalise, il va faire semblant, et on ne sera pas plus avancé qu’avant.
Hélas la peur est là, et cela gâche tout. La peur simple et brutale d’être pris sur le fait. De ne pas pouvoir justifier les libertés que l’on s’octroie. On est très audacieux, mais rarement courageux. Et c’est ainsi qu’on se retrouve en pleine parodie sans espoir d’en sortir.
Le jugement est là. On ne le montre pas, mais on devine sa présence. Reste à savoir pourquoi on croit prudent de le cacher. Mais ce n’est pas de la rancune. On sait qu’on n’a jamais fait que ce qu’on voulait. Qui va nous dire comment retrouver la lumière que l’on a égarée ? Qu’est-ce qui nous pousse à croire qu’on est là pour semer le doute et le désordre ? Le culte que l’on rend à la subtilité mérite-t-il le sacrifice du confort élémentaire ? Pourquoi est-on si sûr qu’il vaut mieux ne jamais s’engager ? De quelle délicatesse croit-on être complice ? Pourquoi est-il si important de se prendre au sérieux ? Comment fait-on pour croire avoir toujours raison ? Et pourquoi redouter d’en apporter la preuve ? Quel est le conflit brutal que l’on craint d’affronter ? Pourquoi a-t-on si peur de prendre position ?
Ce n’est pas seulement de la timidité. Il y a quelque chose qui semble calculé. Des stratégies secrètes, méthodes assurées. La certitude de pouvoir juger de tout sans hésiter. Mais pourquoi le cacher ? Pourquoi craindre de dire ce qu’on sait être vrai ? Qu’espère-t-on gagner à se dissimuler ? De quelle couleur est le délire dont on est prisonnier ? Prend-on tant de plaisir à ne jamais au grand jamais se faire remarquer ? Pourquoi ne pas simplement dire ce qu’on a sur le cœur ? Est-ce si prétentieux ? dangereux ? Craint-on d’être battu, rejeté, piétiné ? Ou juste de s’apercevoir que parfois on a tort ? Le but de la manœuvre n’est-il pas juste d’éviter d’avoir à se remettre en cause ? Serait-on sûr d’avoir raison au point de refuser la moindre controverse ?
Tout ça n’est pas très clair, c’est le moins qu’on puisse dire. Néanmoins il faut bien chercher à s’épanouir. L’intolérance a pris une telle importance qu’on en est arrivé à ne même plus pouvoir bouger. On sait qu’on ne va pas tarder à se voir obligé de consentir à s’exposer. Que cela fait partie du jeu, et qu’au fond on voit bien que ça ressemblera à davantage de liberté. Même si auparavant il y a évidemment quelques risques à prendre… Cette peur est stupide. Il est vital de s’en sortir. Et le choix qu’on prétend avoir n’a jamais existé. Le choix de se tromper n’a de choix que le nom. Les graves conséquences sont là pour démontrer cette simple évidence.
Oh ! ça ne fait pas mal. Il ne faut pas exagérer. C’est la peur, qui fait mal. Raison de plus pour essayer de s’en débarrasser. Ce personnage-là mérite d’être pris un peu plus au sérieux. Au moins jusqu’à ce qu’il arrête de répéter sans cesse qu’on ne l’écoute pas. S’il en est si certain, cela doit être vrai.
Qu’il nous tende ses fesses pour se faire enculer est certes un peu gênant, mais enfin on n’est pas forcé de pratiquer si on n’est pas intéressé… La flatterie est encombrante, mais on peut faire l’impasse. Il paraît fatigué, et un peu énervé… Mieux vaut le mettre à l’aise, pour qu’il puisse parler. Son point de vue est certainement des plus intéressants !
Évidemment, il faut promettre de ne rien déranger… Il faut multiplier les politesses inutiles… Et cela plombe un peu l’ambiance, quoi qu’on puisse en penser. On se sent agacé de ce manque de courtoisie. Mais enfin, on veut bien essayer d’être doux, silencieux, et toujours positif… Ça ne coûte pas cher. À peine si l’on trouve que ça dure longtemps. Mais, promis ! L’impatience est mise de côté. On est bien décidé à faire preuve d’une docilité exemplaire et tenace.
C’est bien gentil, mais rien ne vient. Le jour n’est pas venu de la révélation. Nous n’en sommes qu’aux préliminaires ! Ce ne sont que négociations… La confiance est encore très loin d’être établie ! Il y a des milliers de détails à régler… Le choix de l’éclairage, la couleur du costume… Le nombre et la qualité. On cherche à définir la loi à appliquer. Il faut que le décor frise la perfection. Il ne saurait être question de manipulation. Tout imprévu est prohibé d’office. Ce n’est pas une invitation à un débat public. Il est impératif de parvenir à établir un climat de confiance. Le témoin est sensible, et plutôt susceptible. Il convient de le ménager. Ce qu’il a à nous dire mérite que l’on prenne le maximum de précautions. Il faut être certain de le laisser parler. En toute liberté. Car on sait qu’il aura vite fait de prétendre avoir été influencé. Il faut qu’il puisse dévoiler ce qu’il a en réserve. Il sera toujours temps de le manipuler quand on aura compris de quoi il s’agissait. Si on le brutalise, il va faire semblant, et on ne sera pas plus avancé qu’avant.
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