C’est tellement intéressant que ça devient exaspérant. Car à côté de ça il y a de vieux chagrins qui ne guérissent pas… Et puis des ambitions frustrées, qui auraient bien aimé qu’on leur fasse confiance.
L’intérêt bien compris n’est pas ce qu’on en dit. Toutefois pour l’instant je ne suis pas à même d’en dire davantage ? Disons que ça paraît peut-être un peu confus… Et que de toutes façons j’estime qu’on me doit un minimum de respect. Comme quoi je suis loin de me faire confiance. Parce qu’au fond je ne suis pas absolument certain de ce que je prétends ? Ou bien parce que mes intentions ne sont pas tout à fait avouables… Je ne sais pas. Je ne crois pas. J’ai l’impression que c’est plutôt d’ordre sentimental. Comme une certitude d’être insuffisant, de ne pas être à la hauteur de ma tâche. De ne pas être assez grand pour juger. Peut-être un goût secret pour l’humiliation… La conscience d’avoir fait quelque chose de mal. La culpabilité.
Il n’empêche que je sais que ce que l’on me dit n’est pas la vérité. Ça se voit, ça se sent. Ça ne concorde pas avec ce que je sais. Et de toutes façons cela ne répond pas à mes priorités. Et je suis obligé de les mener à terme avant d’être capable d’étudier autre chose.
Qu’on rie de moi est sans effet sur la réalité. L’essentiel est pour moi d’appliquer le programme que j’ai déterminé. Je n’ai aucun besoin d’autres informations. Je ne peux accepter que celles qui sont utiles à ce que je recherche. Le reste, c’est du bruit. La description d’un autre monde, où je n’ai pas à vivre. Le seul qui m’intéresse est celui que je porte. Le reste est illusoire, et me détourne de ma tâche. Je suis peut-être ridicule, mais je suis sûr d’avoir raison. Du moins pour ce qui me concerne.
L’intérêt bien compris n’est pas ce qu’on en dit. Toutefois pour l’instant je ne suis pas à même d’en dire davantage ? Disons que ça paraît peut-être un peu confus… Et que de toutes façons j’estime qu’on me doit un minimum de respect. Comme quoi je suis loin de me faire confiance. Parce qu’au fond je ne suis pas absolument certain de ce que je prétends ? Ou bien parce que mes intentions ne sont pas tout à fait avouables… Je ne sais pas. Je ne crois pas. J’ai l’impression que c’est plutôt d’ordre sentimental. Comme une certitude d’être insuffisant, de ne pas être à la hauteur de ma tâche. De ne pas être assez grand pour juger. Peut-être un goût secret pour l’humiliation… La conscience d’avoir fait quelque chose de mal. La culpabilité.
Il n’empêche que je sais que ce que l’on me dit n’est pas la vérité. Ça se voit, ça se sent. Ça ne concorde pas avec ce que je sais. Et de toutes façons cela ne répond pas à mes priorités. Et je suis obligé de les mener à terme avant d’être capable d’étudier autre chose.
Qu’on rie de moi est sans effet sur la réalité. L’essentiel est pour moi d’appliquer le programme que j’ai déterminé. Je n’ai aucun besoin d’autres informations. Je ne peux accepter que celles qui sont utiles à ce que je recherche. Le reste, c’est du bruit. La description d’un autre monde, où je n’ai pas à vivre. Le seul qui m’intéresse est celui que je porte. Le reste est illusoire, et me détourne de ma tâche. Je suis peut-être ridicule, mais je suis sûr d’avoir raison. Du moins pour ce qui me concerne.
Je n’ai pas l’impression qu’il y ait de telles contradictions dans ce que je raconte… L’excès n’est que formel. Au fond, c’est cohérent. Difficile à justifier, mais pas désordonné. D’ailleurs il ne s’agit pas de difficulté. C’est plutôt du mépris. Ou bien de l’impatience. Je ne vois pas pourquoi je devrais me justifier. Je ne vois pas au nom de quoi on exige de moi que je rende des comptes. Je fais ce qui me plaît, et je n’ai pas besoin d’une autorisation. Je juge déplacé qu’on veuille m’obliger à dévoiler mes intentions. Mes intentions sont ce qu’elles sont, et me semblent conformes à ce que je désire. Je n’ai aucun besoin d’en savoir davantage. J’ai besoin d’innocence pour travailler en paix. J’ai besoin d’oublier pourquoi j’ai décidé d’adopter cette stratégie. Je ne pourrai me justifier que quand j’aurai atteint mon but. Je n’ai pour le moment pas de raisons de me vanter. La modestie me semble beaucoup plus efficace. Et le goût du secret. Je ne tiens pas à me méfier, mais je ne peux pas accorder ma confiance inconsidérément. D’autant que je sais bien que le but que je vise n’est pas apprécié à sa juste valeur par mes colocataires… Qui estiment sans doute que le leur est meilleur ! Mais ils n’ont pas idée de mes nécessités. Je ne peux pas compter sur eux pour m’aider à réaliser la vie que j’ai rêvée. Et je sais que mon rêve est plus beau que le leur. Qu’il est celui dont j’ai besoin. Et qui, j’en suis certain, leur serait profitable aussi. Je n’ai aucune envie de leur faire du mal. Je suis certain qu’on doit pouvoir coexister en paix. S’entraider et s’aimer. Cesser de se combattre ou d’abuser de nos faiblesses respectives.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire