Je ne suis pas encore débarrassé de moi. Lorsque des gens s’approchent, je leur montre les dents. Et puis je fais semblant d’être très élégant… De tout savoir exactement.
Je ne sais rien de plus que ce que l’on m’a dit. Et surtout précisé de ne pas répéter ! J’absorbe, je nuance, et je ne restitue que ce qui me concerne. Ce qui vraiment mérite d’être dévoilé. Mais quel est le critère ?
Je sais bien que j’ai tort de tout prendre de haut. Tout est toujours trop compliqué. On gagnerait du temps en allant droit au but. Dire la vérité ne devrait pas poser d’aussi graves problèmes ! D’autant qu’il y a toujours moyen de louvoyer pour éviter l’obstacle.
« Mens-moi encore, mais rends-moi plus fort… » Je n’avais plus envie d’être toujours perdant. J’avais goûté à cette gloire, et je voulais la conserver. Je pensais m’être décidé à me réaliser, à devenir moi-même, solide et combatif. Je n’avais pas envisagé ce que ça supposait. J’ignorais les épreuves qu’il faudrait traverser. J’avais la sensation que ce serait facile. Qu’il suffisait de le vouloir pour que tout se transforme. J’étais gorgé d’espoir, inconscient des difficultés que j’allais rencontrer. Je croyais que j’allais enfin devenir fort, admiré, respecté. Je pensais que la réussite était à ma portée. C’était une promesse, une véritable mise en bière de mes erreurs passées. Et puis j’avais confiance, je ne remarquais pas la ribambelle de gamelles accrochées derrière moi. Je n’imaginais pas que j’allais m’égarer.
Je ne sais rien de plus que ce que l’on m’a dit. Et surtout précisé de ne pas répéter ! J’absorbe, je nuance, et je ne restitue que ce qui me concerne. Ce qui vraiment mérite d’être dévoilé. Mais quel est le critère ?
Je sais bien que j’ai tort de tout prendre de haut. Tout est toujours trop compliqué. On gagnerait du temps en allant droit au but. Dire la vérité ne devrait pas poser d’aussi graves problèmes ! D’autant qu’il y a toujours moyen de louvoyer pour éviter l’obstacle.
« Mens-moi encore, mais rends-moi plus fort… » Je n’avais plus envie d’être toujours perdant. J’avais goûté à cette gloire, et je voulais la conserver. Je pensais m’être décidé à me réaliser, à devenir moi-même, solide et combatif. Je n’avais pas envisagé ce que ça supposait. J’ignorais les épreuves qu’il faudrait traverser. J’avais la sensation que ce serait facile. Qu’il suffisait de le vouloir pour que tout se transforme. J’étais gorgé d’espoir, inconscient des difficultés que j’allais rencontrer. Je croyais que j’allais enfin devenir fort, admiré, respecté. Je pensais que la réussite était à ma portée. C’était une promesse, une véritable mise en bière de mes erreurs passées. Et puis j’avais confiance, je ne remarquais pas la ribambelle de gamelles accrochées derrière moi. Je n’imaginais pas que j’allais m’égarer.
Je n’avais pas encore mesuré ce que j’avais assimilé. J’imaginais que cette affaire était presque réglée. Que j’allais pouvoir commencer à en tirer profit. Qu’ainsi armé j’allais pouvoir désormais affronter n’importe quelle difficulté. Ce qui en somme fut le cas, mais pas du tout de la manière que j’avais projetée.
Je n’avais pas envisagé l’ampleur de la transformation. À quel point tout allait me sembler différent. Je voyais que j’étais épuisé, mais je pensais que ça allait rapidement passer. J’étais très loin de deviner combien la route serait longue. Semée d’embûches, de pièges. Et j’ignorais que le remords serait si difficile à surmonter. L’idée que j’en avais était superficielle. Je n’imaginais pas que mes fautes passées allaient me suivre si longtemps et me paralyser. Que la culpabilité allait me prosterner et m’obliger à m’humilier en espérant m’en libérer. J’ignorais que la page à tourner serait si lourde à soulever. Que la légèreté m’avait abandonné. Que ce serait à moi de la reconstituer. De renoncer aux avantages de l’inconséquence. J’étais naïf et frais, et très fier d’avoir pris une si belle décision… Sans voir que j’étais loin d’avoir le pouvoir nécessaire à la réaliser.
Je n’avais pas envisagé l’ampleur de la transformation. À quel point tout allait me sembler différent. Je voyais que j’étais épuisé, mais je pensais que ça allait rapidement passer. J’étais très loin de deviner combien la route serait longue. Semée d’embûches, de pièges. Et j’ignorais que le remords serait si difficile à surmonter. L’idée que j’en avais était superficielle. Je n’imaginais pas que mes fautes passées allaient me suivre si longtemps et me paralyser. Que la culpabilité allait me prosterner et m’obliger à m’humilier en espérant m’en libérer. J’ignorais que la page à tourner serait si lourde à soulever. Que la légèreté m’avait abandonné. Que ce serait à moi de la reconstituer. De renoncer aux avantages de l’inconséquence. J’étais naïf et frais, et très fier d’avoir pris une si belle décision… Sans voir que j’étais loin d’avoir le pouvoir nécessaire à la réaliser.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire