C’est vrai qu’il y en a cinq ou six épaisseurs… Et puis qu’il y a eu quelques menues malversations… Que des petites causes ont provoqué de grands dégâts. Mais il y avait aussi de quoi perdre patience ? Disons qu’il y avait des phénomènes déroutants… Qui semblaient malveillants, ou du moins insultants… Et qu’on désirait voir ce que cela cachait.
Le remède est posé au milieu de la table. Et bien sûr le malade refuse d’y toucher. À quoi bon insister ? Quand il aura trop mal, il se décidera. Pour l’instant il préfère soigner son amour-propre, ne pas voir que c’est lui qui a causé sa perte…
« La loi du talion et la strangulation… » Ce qu’on a dû subir ne s’est pas effacé. Sans parler de vengeance, on peut au moins vouloir arrêter de souffrir. Reprendre son chemin où on a dû l’abandonner.
C’est vrai que c’est très difficile à justifier. Qu’il y a des secrets qu’on ne tient pas à dévoiler. De la honte, surtout, et des petites stratégies pas tout à fait honnêtes… Et comment expliquer cette grande faiblesse ?
Et de toute façon on n’aurait jamais dû s’en prendre au messager. Lui infliger une aussi lourde punition.
Le remède est posé au milieu de la table. Et bien sûr le malade refuse d’y toucher. À quoi bon insister ? Quand il aura trop mal, il se décidera. Pour l’instant il préfère soigner son amour-propre, ne pas voir que c’est lui qui a causé sa perte…
« La loi du talion et la strangulation… » Ce qu’on a dû subir ne s’est pas effacé. Sans parler de vengeance, on peut au moins vouloir arrêter de souffrir. Reprendre son chemin où on a dû l’abandonner.
C’est vrai que c’est très difficile à justifier. Qu’il y a des secrets qu’on ne tient pas à dévoiler. De la honte, surtout, et des petites stratégies pas tout à fait honnêtes… Et comment expliquer cette grande faiblesse ?
Et de toute façon on n’aurait jamais dû s’en prendre au messager. Lui infliger une aussi lourde punition.
Non, ce n’est pas de la colère, ni de la dérision. C’est quelque chose de plus droit, que je ne sais pas dire. Quelque chose qui est assez déterminé pour justifier mon insistance. Car c’est le défaut d’auditeur qui cause mon silence. C’est parce que personne n’est prêt à m’écouter que je ne peux rien dire. Parce que je dois faire face à un mépris grossier. Parce que l’évidence est sans cesse niée. Qu’on me juge coupable avant que j’aie fauté.
Moi aussi j’aurais préféré que cela soit moins important. J’aurais aimé tirer un trait, et ne pas être obligé de chercher à me faire entendre. Ça m’aurait évité de très nombreux désagréments ! J’aurais aimé trouver une oreille attentive, compréhensive et indulgente. J’étais prêt à tout dire au premier imbécile qui me aurait fait confiance !
Mais non, il a fallu que ça reste coincé, et que je garde ce secret… Que je souffre en silence de l’incompréhension, du rejet, du mépris. Je ne veux pas me plaindre, mais je ne suis pas loin de me trouver bien du mérite ! Cela n’a pas été facile !
Il est faux de penser que j’étais égaré. J’ai fait ce que j’ai pu pour sauver l’essentiel. Je me suis retrouvé isolé, piétiné, cherchant une ouverture sans jamais la trouver. Ce n’était pas très grave, ce n’était que du temps perdu, mais j’ai eu bien du mal à me tenir à flot ! Bien sûr j’ai déconné, largement déjanté, mais je n’ai pas la sensation d’être déshonoré. Je suis resté fidèle, et ça m’a demandé une certaine gymnastique ! Sans exiger une médaille, j’aimerais tout de même qu’on en prenne conscience !
On m’a brutalisé. On m’a beaucoup menti. On m’a fait avaler des couleuvres géantes ! Et malgré ça j’ai su garder le cap, et toujours revenir à ma première idée. Du moins en ai-je l’impression… Mais il est vrai que j’ai du mal à m’en rendre bien compte.
Enfin, bon. Il paraît inutile de déballer mes sentiments… Mieux vaudrait se calmer, et trouver un terrain d’entente. Il n’y a pas motif à dire que ce n’est pas possible.
Moi aussi j’aurais préféré que cela soit moins important. J’aurais aimé tirer un trait, et ne pas être obligé de chercher à me faire entendre. Ça m’aurait évité de très nombreux désagréments ! J’aurais aimé trouver une oreille attentive, compréhensive et indulgente. J’étais prêt à tout dire au premier imbécile qui me aurait fait confiance !
Mais non, il a fallu que ça reste coincé, et que je garde ce secret… Que je souffre en silence de l’incompréhension, du rejet, du mépris. Je ne veux pas me plaindre, mais je ne suis pas loin de me trouver bien du mérite ! Cela n’a pas été facile !
Il est faux de penser que j’étais égaré. J’ai fait ce que j’ai pu pour sauver l’essentiel. Je me suis retrouvé isolé, piétiné, cherchant une ouverture sans jamais la trouver. Ce n’était pas très grave, ce n’était que du temps perdu, mais j’ai eu bien du mal à me tenir à flot ! Bien sûr j’ai déconné, largement déjanté, mais je n’ai pas la sensation d’être déshonoré. Je suis resté fidèle, et ça m’a demandé une certaine gymnastique ! Sans exiger une médaille, j’aimerais tout de même qu’on en prenne conscience !
On m’a brutalisé. On m’a beaucoup menti. On m’a fait avaler des couleuvres géantes ! Et malgré ça j’ai su garder le cap, et toujours revenir à ma première idée. Du moins en ai-je l’impression… Mais il est vrai que j’ai du mal à m’en rendre bien compte.
Enfin, bon. Il paraît inutile de déballer mes sentiments… Mieux vaudrait se calmer, et trouver un terrain d’entente. Il n’y a pas motif à dire que ce n’est pas possible.
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