Cependant ça ne fait en somme que passer, et par certains côtés on en est soulagé. Non que l’on n’ait besoin de croire à ce qu’on fait, mais on en a assez de la jouer malsaine. Quant à la volupté de tout organiser… Laissez-moi rigoler ! Nos ambitions sont plus modestes. Un peu de réconfort, et puis quelques conseils… On est prêt à donner beaucoup de temps pour ça.
Il est certain que le destin n’est pas toujours commode. Qu’on aimerait qu’il dise plus clairement ce qu’il faut faire. Mais il faut avouer qu’on ne l’écoute pas. Ou du moins qu’on se ferme à ce qui nous déplaît.
L’ambition est encore au centre du débat. On voudrait réussir ce que l’on entreprend, systématiquement, quoi que cela puisse être. Avoir de son côté une chance insolente. Dire : « je veux ceci », et l’avoir aussitôt. Mais, bon. Cela viendra. On n’a rien d’autre à espérer. Ou du moins ça englobe tout ce qu’on pourrait imaginer.
Rien qu’un signe, un détail, et on sait qu’on est prêt à se lancer dans l’aventure… Et tout le reste n’a pas la moindre importance. Et pourtant il n’y a pas moyen d’en sortir, aucun moyen de s’arracher à cette fange tiède. Comme si les bagages étaient encore trop lourds.
Il est certain que le destin n’est pas toujours commode. Qu’on aimerait qu’il dise plus clairement ce qu’il faut faire. Mais il faut avouer qu’on ne l’écoute pas. Ou du moins qu’on se ferme à ce qui nous déplaît.
L’ambition est encore au centre du débat. On voudrait réussir ce que l’on entreprend, systématiquement, quoi que cela puisse être. Avoir de son côté une chance insolente. Dire : « je veux ceci », et l’avoir aussitôt. Mais, bon. Cela viendra. On n’a rien d’autre à espérer. Ou du moins ça englobe tout ce qu’on pourrait imaginer.
Rien qu’un signe, un détail, et on sait qu’on est prêt à se lancer dans l’aventure… Et tout le reste n’a pas la moindre importance. Et pourtant il n’y a pas moyen d’en sortir, aucun moyen de s’arracher à cette fange tiède. Comme si les bagages étaient encore trop lourds.
Il y a beaucoup trop de rêves passagers. Et la plupart ne sont pas même clandestins. Simplement, ils sont là, et on ignore comment on pourrait s’en débarrasser. D’ailleurs faut-il le faire ? Ne suffirait-il pas d’être plus consciencieux ? De mieux savoir ce que l’on veut ?
La coupe en règle du passé n’a pas suffi à libérer les espoirs prisonniers. Mais après tout on sait qu’on n’a fait que le regarder sans oser y toucher… Que certains souvenirs sont encore si puissants qu’on en est exténué. Et d’autres sont encore entièrement dissimulés. Détournés, falsifiés. Comme si on croyait qu’il suffit de mentir pour être pardonné. Mais pardonné de quoi ? Quel est le parti pris absurde et malfaisant qui nous tient prisonniers ? Et quelle est cette peur à se tordre le ventre ? Où est cet ennemi que l’on croit bon de craindre ? Pourquoi ne peut-on pas réussir à donner le meilleur de soi-même ?
On s’approche du but, on en est presque sûr, parfois on croit l’apercevoir… Et pourtant cela reste clos, obstinément fermé. Ce dont on doit parler est encore un secret. Un secret que pourtant on estime connaître. C’est tellement débile que c’en est rigolo !
Le miroir qu’on nous tend n’est pas encore au bon endroit. Ce qu’on y voit est étranger. Ce sont des conventions, des blagues importées. Et on est obligé de ne pas regarder qui est épargné. On imagine encore de fausses évidences. Et il suffit de voir que ça ne marche pas pour deviner qu’on s’est trompé. Et ce n’est pas exactement ce que l’on espérait.
La décision fut prise, et ne fut pas suivie d’effets. On a continué à se dilapider en fausses courtoisies. Tout en sachant qu’il y avait là quelque chose de vrai. Qui nous a affirmé qu’on devait l’ignorer ? Qui nous a obligés à changer nos projets ?
La souffrance n’était pas si terrible que ça. On était épuisé, mais plutôt satisfait, même si la nostalgie nous forçait à courber l’échine. L’exigence était telle, et le chagrin si beau ! Le sentimentalisme imposait ses couleurs.
Les jugements s’effilochaient au fur et à mesure… On était incapable de déterminer ce que l’on désirait. On était acharné à refuser le changement. Au fond on était sûr de ne pas se tromper. On était sûr d’avoir le droit de son côté. De ne jamais avoir à se remettre en cause. Car l’illumination était presque constante, et les échappatoires jamais très éloignés.
La coupe en règle du passé n’a pas suffi à libérer les espoirs prisonniers. Mais après tout on sait qu’on n’a fait que le regarder sans oser y toucher… Que certains souvenirs sont encore si puissants qu’on en est exténué. Et d’autres sont encore entièrement dissimulés. Détournés, falsifiés. Comme si on croyait qu’il suffit de mentir pour être pardonné. Mais pardonné de quoi ? Quel est le parti pris absurde et malfaisant qui nous tient prisonniers ? Et quelle est cette peur à se tordre le ventre ? Où est cet ennemi que l’on croit bon de craindre ? Pourquoi ne peut-on pas réussir à donner le meilleur de soi-même ?
On s’approche du but, on en est presque sûr, parfois on croit l’apercevoir… Et pourtant cela reste clos, obstinément fermé. Ce dont on doit parler est encore un secret. Un secret que pourtant on estime connaître. C’est tellement débile que c’en est rigolo !
Le miroir qu’on nous tend n’est pas encore au bon endroit. Ce qu’on y voit est étranger. Ce sont des conventions, des blagues importées. Et on est obligé de ne pas regarder qui est épargné. On imagine encore de fausses évidences. Et il suffit de voir que ça ne marche pas pour deviner qu’on s’est trompé. Et ce n’est pas exactement ce que l’on espérait.
La décision fut prise, et ne fut pas suivie d’effets. On a continué à se dilapider en fausses courtoisies. Tout en sachant qu’il y avait là quelque chose de vrai. Qui nous a affirmé qu’on devait l’ignorer ? Qui nous a obligés à changer nos projets ?
La souffrance n’était pas si terrible que ça. On était épuisé, mais plutôt satisfait, même si la nostalgie nous forçait à courber l’échine. L’exigence était telle, et le chagrin si beau ! Le sentimentalisme imposait ses couleurs.
Les jugements s’effilochaient au fur et à mesure… On était incapable de déterminer ce que l’on désirait. On était acharné à refuser le changement. Au fond on était sûr de ne pas se tromper. On était sûr d’avoir le droit de son côté. De ne jamais avoir à se remettre en cause. Car l’illumination était presque constante, et les échappatoires jamais très éloignés.
Évidemment je sais que la première phrase sera le résumé de tout ce déballage, et qu’à partir de là je pourrai commencer à régler le problème que j’aurai exposé. C’est pour ça qu’avant tout il faut l’identifier, pour pouvoir le décrire avec facilité. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pour l’instant pas d’autre procédé à adopter. S’il faut en trouver un, je ne le connais pas. Il serait ridicule de compter là-dessus pour me tirer de là. L’idée est séduisante, mais c’est plutôt aléatoire. Pas vraiment prétentieux, mais un peu hasardeux. D’autant que je suis loin de savoir exploiter tout ce que je connais ! Il faudrait commencer par savoir où chercher. Déterminer ce qui me manque. Et vérifier que la réponse n’est pas à ma portée.
Il est certain que j’y viendrai si je persiste à ne pas voir ce qu’il faut que je fasse… Mais je n’en suis pas là. J’ai encore l’impression qu’il suffit de poser clairement le problème pour pouvoir commencer à en chercher la solution. Ça me semble logique, et puis ça laisse libre cours à l’imagination.
Mais celle-ci pour le moment est plutôt fatiguée… Légèrement vexée d’avoir à faire face à une telle hostilité. À quoi bon s’efforcer de faire de son mieux si tout ce qu’on avance est rejeté pour le principe ? Peut-on continuer comme si de rien n’était ? N’est-ce pas là folie furieuse ? Ne vaudrait-il pas mieux faire des concessions ? C’est bien beau, mais lesquelles ?
Tout doit se résumer à une question de séduction… C’est là le plus probable. Ce n’est pas très encourageant, mais ce n’est pas non plus complètement anesthésiant. Il doit être possible de paraître charmant. Du moins dès qu’on aura compris de quelle manière il faut le faire. Ou plutôt décidé de quelle manière on veut le faire… Car être séduisant n’implique pas de s’humilier. Au contraire, peut-être. Il faut être soi-même, faire ce que l’on aime, ce qu’on juge être bien, beau, juste et vénérable. Quitte à s’apercevoir ensuite que parfois on se trompe…
Il est certain que j’y viendrai si je persiste à ne pas voir ce qu’il faut que je fasse… Mais je n’en suis pas là. J’ai encore l’impression qu’il suffit de poser clairement le problème pour pouvoir commencer à en chercher la solution. Ça me semble logique, et puis ça laisse libre cours à l’imagination.
Mais celle-ci pour le moment est plutôt fatiguée… Légèrement vexée d’avoir à faire face à une telle hostilité. À quoi bon s’efforcer de faire de son mieux si tout ce qu’on avance est rejeté pour le principe ? Peut-on continuer comme si de rien n’était ? N’est-ce pas là folie furieuse ? Ne vaudrait-il pas mieux faire des concessions ? C’est bien beau, mais lesquelles ?
Tout doit se résumer à une question de séduction… C’est là le plus probable. Ce n’est pas très encourageant, mais ce n’est pas non plus complètement anesthésiant. Il doit être possible de paraître charmant. Du moins dès qu’on aura compris de quelle manière il faut le faire. Ou plutôt décidé de quelle manière on veut le faire… Car être séduisant n’implique pas de s’humilier. Au contraire, peut-être. Il faut être soi-même, faire ce que l’on aime, ce qu’on juge être bien, beau, juste et vénérable. Quitte à s’apercevoir ensuite que parfois on se trompe…
Il est plutôt plaisant de croire qu’il ne s’agit que d’une question de forme. Même si c’est factice, on sait qu’il y a là un bon état d’esprit, audacieux, optimiste. Ce n’est pas comme s’il fallait tout changer… On n’a aucun besoin de se prendre au sérieux. Il suffit de jouer avec les éléments mis à disposition. Sans même avoir à s’inquiéter de dire la vérité. Si celle-ci veut se montrer, elle sera bienvenue. Sinon on trouvera moyen de s’en passer. On tournera autour sans jamais y toucher. On fera comme si on l’avait oubliée. Ainsi on finira par la déterminer. Elle sera ce qui manque, ce qui s’obstine à se cacher. On la devinera par les contours de son absence.
Ainsi pour commencer il suffit de trouver une phrase amusante, que l’on développera… N’importe quelle absurdité pourrait convenir ! Même loin du sujet, du thème proposé ! C’est l’envie d’avancer, qui compte. Pas la réalité de ce que l’on raconte ! Pourquoi même vouloir raconter quelque chose ? On peut se contenter d’une joie purement musicale… Laisser aller les mots là où ils veulent aller ! Ainsi on rejoindra ce que l’on cherche à dire sans s’en apercevoir… Sans même avoir à tenir compte de l’efficacité.
Le terme se rapproche. Pour un peu, on croirait qu’on est presque arrivé. C’est encore incertain, mais cela va venir. C’est en tout cas meilleur que patauger dans la mélasse des sentiments et des vestiges…
Ainsi pour commencer il suffit de trouver une phrase amusante, que l’on développera… N’importe quelle absurdité pourrait convenir ! Même loin du sujet, du thème proposé ! C’est l’envie d’avancer, qui compte. Pas la réalité de ce que l’on raconte ! Pourquoi même vouloir raconter quelque chose ? On peut se contenter d’une joie purement musicale… Laisser aller les mots là où ils veulent aller ! Ainsi on rejoindra ce que l’on cherche à dire sans s’en apercevoir… Sans même avoir à tenir compte de l’efficacité.
Le terme se rapproche. Pour un peu, on croirait qu’on est presque arrivé. C’est encore incertain, mais cela va venir. C’est en tout cas meilleur que patauger dans la mélasse des sentiments et des vestiges…
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